Retour des violettes au milieu des champs de lavande pour un stage fleuri

Historiquement, le stage d’été en Provence était une préparation à la one-eleven. Si cette course mythique a disparu, le stage renaît après une année de suspension : il s’agit d’une occasion unique de pratiquer notre sport sur des routes roulantes et admirer de beaux paysages en haut des cols sous le cagnard soleil provençal.

Une quinzaine de patineurs ont répondu présent, que ce soit pour toute la semaine ou juste quelques jours : Anne, Caroline (notre présidente d’honneur), Lidia, Marine, Stéphanie (en vélo), Christian, Christophe (en vélo), Eric, Sébastien, Simon, Stéphane, Thibaut + Nicolas (Brétigny) et Philippe (Montpellier).

Eric, notre GO de la semaine, ne pouvait pas attendre jusqu’au 23 juillet : il a parcouru les quelques 800 km à vélo pour rejoindre le camping un jour avant tout le monde ! Notre lieu de villégiature est convenable, le Mont Chauve est toujours là, le PUC est prêt à débarquer en force ! Les premières voitures arrivent donc le dimanche, avec leur fourgaison de tentes, vélos et patins. Les premières plantées, les autres amoureusement entreposés, direction la pizzeria, fameuse pour sa recette de carbonara (une montagne de pâtes à la carbonara sur de la pâte à pain)

Lundi 23 juillet
Départ du camping à 9h30 pour un parcours d’environ 30 km. Première sortie et première confrontation aux côtes de Provence (nous entendons par là les routes au pourcentage élevé, et non le vin), soit : une belle petite montée sinueuse, suivie d’une descente tout aussi plate que la montée. Nous terminons la matinée par une petite sortie de test à proximité du camping pour une descente rectiligne à fort pourcentage(10%), suivie d’une remontée : pas de difficulté, il s’agit de tester sa capacité à "tenir ses patins" à haute vitesse.
Après un déjeuner consistant, déroulage de 20 km - ou un "raccourci" de 30 km pour les plus courageux.

Mardi 24 juillet
Sortie longue sur toute la journée pour découvrir les Gorges de la Nesque, sans doute un des plus beaux panoramas de la région. Retour au camping après ces 1750m de dénivelé, pour découvrir une file d’adolescents en colonie patientant pour bénéficier de l’unique douche.

Mercredi 25 juillet
Une autre randonnée longue de 85 km environ attend nos patineurs Nos roues nous amènent donc à Saint Etienne Les Orgues. Charitables, nous nous inquiétons d’engloutir toutes les victuailles renfermées en ce lieu, pour éviter tout problème de stockage aux gérants. Le départ du restaurant s’annonce difficile. Pour terminer l’après-midi : une belle côte de 2km à 12%. Anne, Marine et Christian rejoignent le groupe à la tombée de la nuit, juste après l’apéro.

Jeudi 26 juillet
Direction « Le col de l’Homme Mort » La chaleur rend plus difficile la fin de la montée au col, le dénivelé positif parcouru atteignant ce jour là encore les 4 chiffres. Retour au camping et après-midi de récupération : visite de Simiane la Rotonde, pour une nouvelle séance de côte à 12% ou un détour par les ruelles avec un arrêt chez le glacier suivant les goûts de chacun. Une voiture se dépêche de rentrer pour barboter dans la piscine ! (pardon, récupérer dans un environnement propice)

Vendredi 27 juillet
Une randonnée aller/retour d’une quarantaine de km dans les Gorges du Toulourenc, il s’agit de se préserver pour le lendemain. Retour au camping pour le déjeuner et après-midi libre : sieste, re-ballade, changement de roues, visite et glace au village voisin, avec les quelques patineurs supplémentaires qui nous rejoignent pour la montée : Thibaut, qui redescendra dans la région quelques jours plus tard en famille, Thomas et Yannick (en vélo).

Samedi 28 juillet
The D-Day : cette année, l’ascension s’effectue un samedi, et non un dimanche comme traditionnellement : en effet, la ville de Bédoin organise le 29 juillet le semi-marathon du mont Ventoux.

Réveil matinal, début de l’échauffement sur le parking, photo de groupe et début de la randonnée à 8h15. Le conseil de Thibaut : ne pas démarrer pas trop vite si notre objectif est d’atteindre le sommet, y aller à fond si l’on souhaite faire un temps, c’est sur cette portion plate (il est convenu d’appeler plat en Provence toute route dont le dénivelé est inférieur à 5%) !

Grand luxe cette année : nous avons 3 voitures suiveuses, conduites par Eric (plié en 2 par un reste de bronchite des France Piste), Christophe et Stéphane. Des dizaines de cyclistes nous lancent des salutations essoufflées dans toutes les langues, épatés par le fait qu’on se lance dans l’ascension en roller…

2h06 après avoir quitté le parking, Thibaut passe la ligne. Une dizaine de minutes plus tard c’est au tour de Sébastien puis Simon. Puis chacun, à son rythme, éreinté, grimaçant sur le dernier virage, puis souriant une fois au sommet, avant de déchausser (ou pas), se couvrir et se ravitailler. Photo au sommet avant de rejoindre un lac pour le pique-nique. Pour finir en beauté, la moitié du groupe fait un crochet par une cave recommandée par notre œnologue du PUC. Le stage se termine comme il a commencé, par la pizzeria. Retour au camping avec l’ambiance de la fête du village et un speaker inimitable « toujours plus haut les petits bolides » du speaker de la fête du village !

Dimanche 29 juillet
L’heure du retour sonne. Jambes cassées, pansements, serait-ce la débandade ? Pas crédible une seconde lorsque l’on voit les sourires des patineurs au camping. Démontage des tentes, remplissage des voitures, ballades de récupération (ou pas). C’est fini pour ce stage provençal « Supergénialcooltropbiendelamortquituedrolefunschön » (atchoum)

Bref, on était au Ventoux !