Imola world Masters
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- Catégorie : Résultats (Vitesse)
- Publié le mercredi 30 novembre -0001 00:00
Comment j'ai vécu ces championnats
Notre voyage:
Nous sommes partis Lydia, Guy et moi le 2 dans l'après-midi et après un vol sans histoire, nous débarquons à l'aéroport de Bologne; location de voiture, nous arrivons à Imola vers 20h et trouvons notre hôtel juste à la sortie de l'autoroute; en cette saison les prix sont cassés et nous bénéficions de quelque chose de très correct à un prix attractif.
Après une bonne nuit pour Lydia et moi, sans stress (je le sais parce qu'elle nous l'a dit, n'allez pas imaginer que...) idem pour Guy d'ailleurs, qui aurait pu être le plus stressé de nous 3. Nous sommes allés retirer nos dossards et reconnaître le parcours.
Le circuit:
Le circuit de 5 kilomètres est roulant, à l'exception de quelques portions bien grattoneuses, là où le revêtement a été arraché par les F1. Il y a tout d'abord un kilomètre de plat, puis on attaque une côte sur la gauche par un virage bien relevé qu'il vaut mieux prendre à l'intérieur, puis environ 500 mètres de côte, relativement roulants, mais qui cassent. Ensuite un peu de plat, un virage à gauche et on plonge dans une bonne descente de 200 mètres environ. Juste en bas, virage à droite serré qu'il faut prendre à la corde, avec tout de suite une autre côte, ce qui implique de croiser dans le virage pour se relancer et attaquer la côte lancé; celle ci fait 100 mètres environ, puis du faux plat léger avec un ou deux virages sans difficulté avant de plonger dans la descente spectaculaire du circuit, 400 mètres environ, forte descente avec une épingle à gauche juste en bas.
Reconnaissance du circuit:
Pour notre premier tour,Lydia et moi ne pouvons nous empêcher de freiner un peu et puis nous remontons pour ne pas rester sur cette impression et constatons qu'on peut passer sans freiner; puis Guy notre ancien champion cycliste nous fait profiter de sa science de la descente de cols et nous enregistrons bien le moment où il nous faut nous jeter à l'intérieur du virage pour prendre la corde; après cela il faut croiser pour sortir de l'épingle le plus vite possible (croiser si on peut car ça va vite); puis 5 à 600 mètres de plat avec un longue ligne droite devant les stands pour terminer.
Ma Course:
Quant à ma course, je prends un bon départ, contrairement à mes habitudes et me retrouve en seconde position derrière Serge Guichard de Dijon. Malheureusement ça ne dure pas et le futur vainqueur, le père des frères Presti qui n'a peut-être pas la technique de ses fils mais qui tient une sacrée forme, passe devant en mettant une bonne accélération et déjà je sens qui pour moi ça va être dur. Effectivement, je n'arrive pas à suivre le rythme et me trouve lâché, je vais ainsi, ou bien rouler tout seul ou bien prendre différents groupes au gré de la course.
La descente suivie de l'épingle passe plutôt bien, pour ma part je suis environ à 55km/h mais j'ai du mal à croiser et à chaque fois je dois ramer pour revenir sur ceux qui se relancent immédiatement.
Je fais donc une course sans temps de repos et je souffre tout du long pour finir 12e, mais je suis très déçu car je n'ai pu rester avec Guichard qui finit 4e je crois, loin devant, et avec qui j'ai fait la course à Lille, je suis peut-être un peu fatigué mais en fait, je crois que j'ai besoin de beaucoup beaucoup travailler pour m'améliorer, aussi bien en technique que sur le plan physique qui était auparavant mon point fort.
Et les autres:
Les français qui couraient dans les autres catégories ont souffert eux aussi et les Bugli, Poirier et Veyrat n'ont pu accrocher de podium.
L'entraineur de Poirier qui avait participé aux 24h avec une équipe commune avec le PUC en profite pour saluer le club.
Les français étaient peu nombreux et outre les italiens, il y avait surtout des Allemands, autrichiens.
Pour avoir vu de près les plus de 60ans dans la course, je peux dire avec certitude que si Guy avait participé avec un minimum d'entrainement, il aurait décroché un troisième titre sans problème.
Après l'effort le réconfort:
Pour terminer cette journée, nous avons décidé de nous faire plaisir et nous sommes offerts un bon repas avec un excellent vin italien, ça rend tout de suite la vie plus belle.
S'il y a des amateurs pour les european Masters, c'est en octobre, toujours en Italie, mais moins loin, à Savone, sur la côte du côté de San Remo, je crois.
PS: Je mets en accès privé (vitesse/compétition) une info qui pourrait peut être intéresser certains.
Christian

