1ere étape de la FIC 2009...sous le soleil.

La course élite:

Petite déception pour cette première étape. Malgré un temps printanier (pour ne pas dire quasi estival) dans la catégorie élite ils ne sont pas bien nombreux à avoir fait le déplacement. Néanmoins, le plateau est de qualité. Chez les hommes le team Powerslide est représenté par Elio Cuncu, Ewen Fernandez et la star du roller français et mondial, Yann Guyader. Seul le team RPM Poli avec Julien Sourisseau, Fabien Hascoët et Kevin Gauclin; et Levallois avec Matthieu Barrault  et  Vincent Esnault semblent en mesure de rivaliser. Chez les femmes, outre Nathalie Barbotin et Laëtitia Le Bihan, la proximité des "3 pistes" aura permis de voir 2 membres du team Bont sur le circuit nîmois, l'argentine Tamara Llorens et la très attendue et talentueuse néozélandaise Nicole Begg.

Chez les hommes, très vite 3 favoris se détachent inexorablement du peloton. Avant même la mi course, il semble acquis que la victoire se jouera entre Yann Guyader, Ewen Fernandez et Julien sourisseau. Le membre du team Poli se trouvera tout de même bien seul face aux 2 coéquipiers  de Powerslide et sera "victime"  des attaques successives de Fernandez, puis Guyader. Un beau travail d'équipe...La victoire finale se joue donc au sprint entre ces 2 hommes. Yann Guyader, favori de la course, assure sa victoire en prenant 4 à 5 mètres de distance dans la ligne droite d'arrivée. 

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Côté féminines, on assiste très rapidement à de franches attaques de la favorite, Nicole Begg. Seules Nathalie Barbotin et Laëtitia Le Bihan semblent capables de suivre le pas de la championne du monde. Celle ci se relève pourtant, constatant l'abscence de sa coéquipière. On assiste donc à un regroupement  rapide et à une course plus indécise. Jusqu'à l'entame du dernier tour, tout le monde s'observe. L'arrivée au sprint semble donc inévitable. A la vue des accélérations dont elle a été capable tout au long de la course, Begg fait plus que jamais figure de favorite. C'est d'ailleurs elle qui lance le sprint final bien avant le dernier virage. Elle s'impose devant Nathalie Barbotin.

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Résumé en vidéo du marathon:

Avec, en bonus, tous les sprints finaux...

Des nouveautés chez les nationaux:

Changement de taille pour le peloton national: le départ décalé, 30 secondes après les élites. Du coup c'est toute la physionomie de la course qui s'en trouve changée. La course des nationaux (et juniors) s'en est trouvée plus animée et aussi plus facile à suivre pour les spectateurs. Les lyonnais de Génération Roller, et particulièrement Jean-Baptiste Gamba, auront été les grands animateurs de cette course. Jean-Baptiste Gamba tente de nombreuses attaques, en vain. Là aussi une arrivée au sprint semble inévitable. Et comme "dominé n'est pas gagné", Génération Roller se fait doubler sur la ligne par les voisins du Lou, plus "discrets" pendant la course. Benjamin Bourlier, suivi de Hugo Ballandras (tous deux Lou) s'imposent devant Damien Ducreux (Génération).

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L'open:

On ne prend pas les mêmes, mais on recommence. Malgré le passage dans la catégorie "nationale" de la plupart des éléments souvent dominateurs sur ces courses, on retrouve encore des vétérans aux avants postes. Jean-François LENOTRE (CPR Toulouse Limayrac), Thierry VANDENBROUCKE (Lou Roller Team) et Alexis LAIEB (Lou Roller Team)  s'imposent dans cette première course de l'année.

Véritable révélation côté PUCiste, Antoine, qui participait pour la première fois à une course, finit sur la 3eme marche du podium sénior, et 9e au scratch. Bien qu'inquiet de ses capacités à "ne pas exploser au bout de 3 tours", Antoine s'est , à notre grande surprise et peut être à la sienne, finalement trouvé tout à fait à son aise dans le premier peloton. Avec une belle marge de progression, et maintenant avec une bonne  dose de confiance en soi, on peut qu'espérer le voir renouveler rapidement cette bonne performance.

La course open vue par Antoine (3e sénior en open):

"Ce podium pour ma première course, je ne m'y attendais pas, mais ce résultat inespéré me donne énormément confiance et l'envie de faire au moins aussi bien sur les prochaines courses. 
Au départ je me suis placé avec les PUCistes. Pas dans les meilleurs places mais dans une bonne première moitié. Je devais sûrement être le plus tendu de tous face a l'inconnu . Le départ fut un peu chaotique, mais, après avoir bien joué à "chat-platine"  la masse s'est finalement étirée et déjà les premiers étaient bien loin...J'ai commencé a remonter les pelotons sans imaginer un instant rejoindre le premier.
Mais finalement, 2 tours m'auront suffis pour me retrouver a l'arrière de celui-ci, et je ne voyais personne plus loin. A ce moment là, je pensais qu'il n'y avait personne devant... En fait il y avait juste un coureur en échappé qui a fait la course en solo, bravo à lui.
Je me suis un peu reposé dans l'aspiration pendant un tour. Mais rapidement je me suis retrouvé a plusieurs reprises a l'avant pour prendre des relais. Pendant les tours suivants très peu on pris des relais, je crois que nous avons tourner à quatre ou cinq pour emmener un peloton d'environ 25 personnes.
Dans les 4eme et 3eme tours avant la fin, je me suis un peu caché dans le peloton. J'ai commencé a y croire et un peu dans l'euphorie de me retrouver a cette place, je me suis mis a attaquer dans la fin de l'avant dernier tour.
Cette cassure étira le peloton, mais le décrochage ne fut pas assez marqué...Un peu après l'entame du dernier tour, un groupe de dix personnes revint à ma hauteur (dur pour le moral!). J'ai terminé ce tour en donnant ce qui me restait de mes dernières ressources,(dur très dur!). A la sortie de l'avant dernier virage le peloton commença a exploser en sprint... Je me contentais de limiter la casse en terminant avant-dernier du petit groupe.
Je pense être parti trop vite et un peu trop tôt, mais cela m'a permis de ne pas me faire doubler par 25 personnes au sprint .
Cette première participation m'a fait beaucoup appris sur la course en roller. En espérant avoir bien retenu les leçons de ce week-end, j'espère être capable de faire remonter les couleurs du PUC sur un podium le plus tôt possible."

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La course open vue par Etienne BUSSON:

"Dimanche matin, debout 7h40 et tout s'enchaîne rapidement: lever, douche, petit dej', préparation des sacs et départ à pieds pour la course qui se trouve à 15 min. Retrait des dossards, on dit coucou aux connaissances (Jean-Michel et Guillaume de Génération Roller, Guillaume de Lourdes, Nadia du Lou, …), on chausse et c'est parti pour 2 tours de reconnaissance à 10h30.

On a 45min avant le début de la course pour repérer les difficultés. L'enrobé est propre, les obstacles (plaques d'égoût et autres) sont très bien signalés, c'est rassurant. Voici comment se présente le circuit: départ, arrivée sur un grand rond-point pour faire demi-tour (croisés à gauche, simple), ligne droite, très courte montée en virage à droite, ligne droite légèrement descendante, 3/4 de rond point à gauche faisable en croisé, et on arrive aux 2 principales difficultés de la course. Une montée assez raide permet de passer au-dessus de l'autoroute, mais elle est courte, ça devrait bien se passer. Par contre, de l'autre côté il y a une grande descente (jusque là ça va), puis un rond point à 90° à gauche, qui passe très très limite à 40 km/h. Je me dis qu'il va il y avoir de la casse quand les pelotons arriveront à fond dessus. Aux 3/4 du rond point, il est possible de relancer en croisés. Ligne droite, rond-point, retour sur nos pas, et là, seconde difficulté: il faut repasser au-dessus de l'autoroute, mais ce coup-ci la montée est plus douce, donc 2 fois plus longue! Ça va être casse-pattes. Le reste est simple: descente, 90° à droite facile, tout droit et 90° à gauche. À part le virage en bas de la descente, tous les autres peuvent être croisés, que ce soit à droite ou à gauche.
Avec Kitty, Antoine et Heiner, on fait 2 tours de reconnaissance. Je les abandonne pour aller chercher des pâtes de fruit pour la course. La course est dans 15min, j'en mange 2 pour avoir des sucres rapides pour le départ, et j'en mets une dans la poche pour la course.
On se place sur la ligne de départ avec Heiner, kitty Antoine et Stéphane. On est dans le premier tiers, il y a pas mal de monde. Je ne stress pas, j'attends patiemment le top départ.
11H15: PAN! Départ. Comme toujours, c'est une belle pagaille et on n'arrive pas à poser les patins. Avec Stéphane et Heiner, on arrive tant bien que mal à se placer et à rouler ensemble. Les premiers partent vite, ils sont déjà loin. Je suis derrière Stéphane, on est à moitié du premier tour et je ne vois pas Heiner. Bon, il doit pas être bien loin. Alors que l'on est en haut du pont, on croise les premiers. Ouch, ils vont vite quand même … Mais? Mais? Mais??? C'est Antoine que je viens de voir dans le premier peloton ???? Sur le coup, j'ai cru qu'il allait se cramer en 3 tours, mais son podium me prouvera que j'avais tort. Le peloton dans lequel on se trouve avec Stéphane roule vraiment bizarre : il avance, il ralentit, il s'explose pour se reformer. D'un peloton de 4 ou 5, on arrive à une bonne dizaine de patineurs. Tout du long, je reste entre la 1ere et la 4e position, jamais plus loin. Plusieurs fois, deux patineurs de Compiègne partent en échappée. Ma place dans le peloton me permet d'être très réactif de je m'accroche à chaque fois pour les suivre. Aux environs du 5e o du 6e tour, toute la tête du peloton accélère. C'est là que je perds Stéphane, qui se trouvait dans la seconde partie qui n'a pas suivi. Malgré ses efforts, il n'est pas parvenu à nous rattraper.

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On est donc 5 ou 6, mais le rythme est assez soutenu. Comme depuis le début de la course, je reste en 2e ou 3e position, avec quelques prises de relais très dur à cause du vent. Un coup d'œil lorsque l'on repasse sur le pont, et je vois Heiner qui me semble loin derrière (1 ou 2 minutes). Notre peloton est maintenant régulier. Dans la descente avant le rond point, avec Hanry, un vétéran, on décide de ralentir à la fin de la descente pour jouer la sécurité. Le temps perdu est très vite rattrapé en sortie de virage, lorsqu'on relance en croisé. Cette stratégie paie bien au fil des tours car au 9e tour, on est plus que trois du peloton de départ: un vétéran de Montpellier, Henry (je ne me souviens plus du club), et moi. La fatigue se fait bien sentir. Le cardio dépasse depuis le début les 180 à la fin de chaque côte, mais les descentes et l'aspiration me permettent de récupérer pas mal. On commence alors à doubler beaucoup de patineurs qui semblent littéralement cramés. Comme quoi, faut pas partir trop vite. Coup d'œil vite fait aux Pucistes: Stéphane et Heiner sont derrière, Kitty m'a mis un tour et est avec Heiner, Antoine m'a mis un tour dans la vue (peut-être même deux), Tomette lutte mais ne lâche rien (la pauvre, je l'ai doublé 3 fois, ça doit être déprimant).
Dernier tour, vive le GPS pour connaître la distance. Je l'annonce à Henry qui se met à accélérer. Depuis un tour, on est plus que 2, car celui de Montpellier s'est cramé à ne pas être régulier. Je m'accroche, mais c'est vraiment dur. Depuis que j'ai passé les 25km de course, je force à ne pas lâcher l'affaire, en me disant qu'il n'y a plus que quelques minutes à patiner. Et il fait vraiment chaud, le soleil tape fort, et le vent ne change pas grand chose et nous enquiquine plus qu'autre chose. Dernière bosse, Henry accélère. J'essaie de pousser, mais mes jambes ne peuvent plus. Un coup d'œil derrière: personnes à moins de 50m, je crains rien. Je parcours donc "tranquillement" les 200 dernier mètres, et franchis la ligne d'arrivée très content de ma course.

Cette course s'est très très bien passée pour moi. J'ai trouvé tout de suite un peloton et j'ai pu m'accrocher à chaque échappée. En plus, je fais partie des 2 seuls "survivants" de ce groupe, et peu de personnes nous a doublé (pratiquement tout s'est joué au premier tour). Côté physique, ce fut dur, mais contrairement à l'an dernier, je n'ai pas explosé au bout de 7-8 km. Je suis resté bien régulier pendant 1h10, ce qui me fait vraiment plaisir. Ma vitesse moyenne est de 27km/h, très légèrement plus rapide qu'à Besançon et à la TransJu (26,6), mais le circuit était tout de même très technique."

 

Des photos de l'événement sont disponibles sur mon blog.