Coupe de France des marathons – 3ème étape – Dijon – WIC et Championnats Europe Masters

Se tenait le dimanche 10 juin le marathon roller de Dijon. Cette étape bourguignonne réunissait tous les ingrédients pour du très grand spectacle :

  • un circuit simple de 2,2 km qui permet d’atteindre des vitesses très élevées. Pour les spectateurs, c’est l’opportunité de bien suivre l’évolution de la course.
  • 4 courses : Championnats d’Europe Masters le matin, avec les 30+ et 50+, puis des 40+ et 60+, semi-marathon, puis le marathon l’après midi, 3ème étape de la Coupe de France des Marathons qui compte également pour la World Inline Cup.
  • plus de 620 patineurs présents
  • un suspense haletant : pleuvra/pleuvra pas ? roues jaunes ou noires ? la glisse ou l’accroche ?
  • des dizaines de bénévoles et des milliers de sourires Evidemment nos violettes se doivent de participer à un tel événement ! 9 patineurs au rendez-vous : Anne (sur le semi), Christian (Masters O50), Marine, Chritophe, Sébastien et notre team vitesse réduite à 4 membres : Alexandre, Antoine, Eric et Pierre

Les prévisions météorologiques sont pessimistes après une semaine pluvieuse. Christian, en partant à 9h15 devrait avoir un temps couvert sinon ensoleillé. Temps incertain pour le début d’après midi, et 80% de probabilité de pluie au plus fort entre 16h00 et 18h00… soit pendant la moitié du marathon.

Championnats d’Europe Masters : O30, O40, O50, O60

4 départs échelonnés à 30 secondes de départ : hommes O30, femmes O30, hommes O50 et femmes 050. Notre fier ambassadeur violet prend place sur la ligne, au milieu des équipes nationales italiennes et allemandes. Pendant presque une quinzaine de kilomètres, il arrive à rester dans le peloton dans la tête ; les attaques répétées du peloton finiront cependant par le faire exploser. Manque de roulage à haute vitesse ? Parcours qui ne lui laisse pas l’opportunité de faire parler ses qualités techniques ? Positionnement trop reculé dans un long peloton ? Sûr, Christian a fait une bonne course, mais peut faire mieux encore : vivement la prochaine !

Pendant ce temps là, les O30 survolent le bitume. Très rapidement Vincent Esnault s’échappe en compagnie de Marco Nuvolara, un patineur de l’équipe nationale italienne qui a déjà les liserés multicolores de champion du monde à sa combinaison. Ils gardent toute la course une avance confortable sur le peloton, verrouillé par la garde française : Jean-Stéphane Sierra, Cyril Carcano et Thomas Dauvergne. 2 tours avant la fin, Vincent remonte seul en tête du rond-point, ayant profité d’une circonstance de course : le patineur italien a perdu une roue. Vincent Esnaut est donc sacré champion d’Europe, devant Marco Nuvolara (IT) et Patrick Taubrecht (DE).

Pas de PUCiste dans les courses suivantes, en O40 ou O60, sans que cela ne faiblisse l’intérêt que l’on porte à cette compétition exceptionnelle. Aux ¾ de la course, Erwan Le Corre s’échappe : l’équipe française temporise, aucune autre ne lance la chasse. Il terminera avec presque 30 secondes d’avance sur le peloton. L’Anglais Sulton Atkins remporte le sprint pour la 2ème place, suivant de Patrizio Giulioni et une petite dizaine d’autres patineurs dans les roues.

Les sextagénaires s’élancent en dernier sur ces Masters. Philippe Chapuis, un ami du PUC, surprend tout le monde sur la ligne de départ et attaque le rond-point Wilson (« le rond point du haut ») avec 50 mètres d’avance sur la course. Rattrapé ensuite, il animera joliment la course. Tos nos tricolores font bonne figure dans cette épreuve ; Jacques Houssais monte sur la 3ème marche du podium, derrière Giuseppe Presti et Albrecht Bauer derrière un Jacques Houssais très régulier.

Du côté des dames, seules 4 courageuses prennnent le départ. Nous regrettons que les Françaises présentes ne puissent revêtir la combinaison nationale.

Semi marathon

13h30. Le ciel ne semble ne pas devoir encore se déchaîner. Anne peut partir elle aussi au sec. Dans cette course loisir, des cadets et minimes affamés, un grand nombre de locaux, des non licenciés. Elle part un peu trop vite en voulant suivre des patineurs ayant la moitié de son âge. Avec des patineurs de circonstance, elle arrive à remonter sur le peloton qui restait dans sa ligne de mire, et effectue toute la 2ème partie de la course dans les 5 premières places de son peloton.350 mètres avant la ligne et un passage de relais chaotique, elle s’élance pour finir 4ème féminine, et 1ère de son peloton au sprint devant 4 autres concurrentes.

Marathon WIC

Gouttes un peu plus rapprochées, radar de pluie qui reste agglutiné sur la ville, nombreux sont ceux qui troquent leurs roues jaunes pour des noires. 15h30, c’est l’heure de la course reine de la journée avec la course étape de la WIC. Coup de pistolet, un essaim confus de patineurs s’élance, puis 30 secondes plus tard c’est au tour des filles. Les groupes se sont un peu distillés après le rond-point avec 2 grands pelotons. A l’issue du 1er tour, la tête de course passe la côte à plus de 46 km/h ! Antoine dans le 2ème peloton, Alexandre et Pierre dans le 3ème, Eric encore un peu derrière : victime d’une chute dès le 1er tour pour n’avoir pas pu totalement se rétablir après avoir évité un patineur du GRS au sol, il a nécessairement perdu des places. Au milieu de combinaisons rouges et noires, nous voyons revenir Christophe, puis Marine et Sébastien.

Toutes nos violettes semblent souffrir sur cette course où l’élite mondiale s’est donné rendez-vous. La pluie ne se décide pas vraiment à tomber, les roues molles chaussées exprès rendent les réponses aux attaques bien plus usantes.

Dans ce contexte, les patineurs d’EOskate et Powerslide succèdent les tentatives et les échappées, que l’équipe suisse cherche à toujours contrer, avec Séverin Widmer, Nicolas Iten et Michael Achermann. Aux 2/3 de la course, nos patineurs arrivent à se rassembler pour s’entraider : Eric et Antoine dans un peloton, Alexandre et Pierre dans le suivant.

3 patineurs finissent par s’échapper définitivement quelques kilomètres avant la fin : Ewen Fernandez, Yann Guyader et Bart Swings. C’est ce dernier qui remportera la course avec un chrono impressionnant de 59 minutes, signant sa 1ère victoire en WIC de la saison

Une trentaine de patineuses prennent le départ 1 minute après les hommes. La course est internationale… et contrôlée dès le début par le team EOskate. A la manière de la précédente étape WIC à Rennes, nous avons un peloton solide, qui ne laisse personne s’échapper mais essaime des patineuses au fil de la course. Marine, dès le départ, ne peut pas accrocher ce train. Après presque la moitié de la course en solitaire, elle pourra d’abord rejoindre quelques patineurs esseulés, avant de former un petit peloton dans lequel elle termine la course, avec un beau temps de 1h21 (soit une moyenne supérieure à 30 km/h).
Le trio qui s’était imposé à Rennes remonte sur le podium : Jana Gegner, Roberta Casu et Justine Halbout.

Les résultats : 4 is my favorite number

Les 4 patineurs de notre team vitesse présents à Dijon consolident leur 4ème place au classement général par équipe, grignotant les quelques points qui les séparent de Générations Roller Sport… en espérant faire encore mieux la semaine prochaine pour la 4ème étape de la CFMR à Strasbourg : Antoine en 1h06, Pierre et Alexandre en 1h08 et Eric en 1h11.

Pour nos 4 autres marathoniens : Sébastien doit arrêter la course après son 4ème tour, Marine, Christian est Christophe terminent en 1h22 ou moins
Enfin, Anne termine 4ème féminine en 0h46 sur le semi marathon