Alle Sieger, alle Läufer, alle Zeinten

Si je vous dit Brandebourg, 42.195 km, soleil (c’est un piège) et wunderbar, vous me répondez ? Marathon de Berlin, bien sûr !
Un événement kolossal, qui s’adresse autant aux champions du monde qu’aux randonneurs du dimanche et grands débutants, en alliant le meilleur des ballades en Chevreuse, des randos du dimanche, des étapes de la coupe de France des marathons, des 24h du Mans,… de… de tout ! Nous retrouvons donc 17 pucistes au milieu des 7000 patineurs prenant le départ.

Depuis la précédente édition, les pucistes étaient impatients de retrouver la capitale allemande. Ruée sur les claviers dès l’ouverture des inscriptions ; recheche d’hébergement, qui prend plus de temps qu’habituellement à notre cher président, le traditionnel appartement d’Ostkreuz étant devenu hors de prix. Mois d’août, nous nous échangeons nos n° de dossard. Les derniers jours sont chaotiques avec des imprévus sur notre location. Tout est sous contrôle, Heiner et Brigitte trouvent une solution de rechange 48h avant notre arrivée. Nous arrivons en majorité le jeudi, par train de nuit ou en avion, ce qui nous permet de retirer les dossards et faire quelques emplettes à Tempelhof dès le jeudi soir et profiter de la ville le vendredi.

Visite guidée dans les rues de Berlin

Quelques légers aménagements dans le parcours, mais le circuit reste très proche des autres années, bien mieux que le city bus pour découvrir la ville (ou pas) :

  • Départ dans les allées de Tiergarten
  • A 1 km, on arrive à Siegessäule, la colonne de la victoire
  • 6 km, la gare centrale (=Hauptbanhof)
  • On passe à l’Est dans les quartiers de Mitte et Friedrichsain, vieux quartier populaire berlinois, connu pour ses marchés aux puces, ses scènes underground, ses cafés , ses…
  • Tiens déjà le 18e km et l’église monumentale de Südstern
  • 23 km, Shöneberg (c’est là que John Kennedy a proclamé « Ich Bin ein Berliner »)
  • 32 km environ, on remonte Kurfürstendamm jusqu’à la Gedächtniskirche
  • 38 km la Potsdamer Platz,
  • Tout s’accélère, 40 km le Berliner Dom
  • Puis on remonte Unter der Linden pour une arrivée magistrale (ou essouflée) sur la porte de Brandebourg. Whouaouh !!

Quelques éléments supplémentaires sur l’environnement :

  • en dessous : un bitume hyper roulant (et parfois des rails de tram)
  • devant : des pelotons
  • derrière : des pelotons
  • à gauche un ou deux pelotons
  • à droite, un ou deux pelotons
  • entre les pelotons et le paysage : des spectateurs tout le long du circuit !
  • Au dessus, un beau ciel bleu !

 

Les élites : la course depuis le bloc A

Compte à rebours, quelques 200 patineurs triés sur le volet s’élancent au coup de feu. Antoine et Eric re-découvrent dans ce bloc « A » ce que c’est de partir en 4 ou 5ème ligne. Naturellement, le premier quart de la course est très physique. Chute pour Antoine peu après la mi-course. Le kevlar de ses protège-poignets est plus abîmé que sa peau. Au prix d’efforts importants, il réussit à recoller et ne pas perdre de place. Il termine son marathon en 1 :07’31’’ améliorant ce faisant son temps de l’année passée d’une seconde. Dans le peloton de tête, aucun patineur ne parvient à s’échapper avant la mi course. Ewen Fernandez réussit ensuite à partir, rejoint par son co-équipier Bart Swings. Ils vont finir la course tous deux, avec près de 2 minutes d’avance sur le peloton, manquant de passer sous l’heure de course à 4 petites secondes près.

Chez les dames, la victoire se décide au sprint final : Sabine Berg s’impose d’un fin cheveu de nouveau-né devant Jana Gegner. Les germaniques enlèvent la course, avec 7 patineuses dans les 10 premières.

La course pour les 6700 autres patineurs ;-)

Les minutes passant, les blocs successifs s’élancent, les suivants s’avancent progressivement vers la ligne de départ. L’essentiel de nos violettes partent du bloc B, réservé aux patineurs pouvant justifier d’un temps de référence inférieur à 1h23. Ces regroupements permettent la création de binômes de course : Christophe et Marine vont ainsi rouler ensemble une bonne partie de la course ; jouant la sécurité, Claude emmène Lidia sur la première moitié de la course avant de s’insérer sagement dans un peloton,…

Un bloc plus loin, on retrouve Gilles et Anne sur la 1ère ligne, et Alexandra, qui tient à avoir soon premier temps de référence sur un marathon ; puis Brigitte. Après une année en rando puis en initiation vitesse au PUC, Philippe participe à son premier marathon. Puisqu'il faut toujours une première fois, autant prévoir une arrivée sous la porte de Brandebourg ;-)

Du côté des résultats :

  • Antoine : 1h07
  • Eric : 1h09
  • Alexandre et Simon : 1h13, Anthony : 1h14 (et des genoux refaits sous la porte de Brandebourg)
  • Marine : 1h16
  • Christophe : 1h18
  • Heiner : 1h22
  • Gilles : 1h23
  • Claude et Lidia : 1h26
  • Alexandra : 1h32
  • Philippe : 1h43
  • Brigitte : 1h45
  • Bernard : 1h58
  • Anne : abandon au 16e km

Vous aimez ? Recommencez !

Le double départ et double-podium d’Antoine et Chrystelle l’année passée a suscité des vocations, avec 6 double starters prévus ! Chrystelle, tout juste remise, a tiré un trait sur le roller, mais prend bien le départ le dimanche. Des semaines de préparation vont donc passer l’épreuve du feu.

L’Erdinger de récupération est vite prise après l’arrivée, quelques gouttes s’invitant à la fin de la course. Nous rentrons vite à l'appartement sous nos bâches bleues, nouveau dîner à base de pasta pour nos coureurs, massages, soirée sage. Nous sommes toute attention pour Antoine et Gilles qui sont tombés, et auront donc une gêne dès la ligne de départ le lendemain.

Lever matinal, le départ ayant lieu à 9h. Ce ne sont plus 7000 personnes sur le départ, mais 6 fois plus, pour un des marathons les plus mythiques. La foule est impressionnante, obligeant les coureurs à zig-zaguer sur les premiers kilomètres. Au long du parcours, cette densité nous empêche de voir tous nos pucistes. Tous réalisent une belle performance :

  • Antoine, améliore son temps de 7 minutes pour courir en 2h51, ce qui lui garantit la 1ère marche du podium pour la 2ème année consécutive. Le "besogneux" devient "monstrueux" ( lire l'article sur le bloc du MSC)
  • Chrystelle atteint exactement son objectif de 3h30
  • Gilles arrache la 22ème place du double starter devant Heiner à la 25ème, grâce à quelques minutes grappillées sur la course à pied : respectivement 3h46 et 3h49
  • Christophe, avec un temps de 4h14 en course à pied est 39ème
  • Lidia court en 4h06, ce qui lui donne la 6ème place

Félicitations à tous !