DAMGAN, RETOUR SUR LES CHAMPIONNATS DE FRANCE

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  Nos Quatre Médaillés

Petit Condensé de chaque  course, vu de l’extérieur 
 
24 mars. Le temps est un peu frais. Nous sommes au bord de la mer, il y a du vent,  mais le soleil est là.
Premiers préparatifs et premiers stress pour ceux qui font les CLM.
 

Les CLM :
 

Caro part dans les premières et Ghizlane dans les dernières. Premières interrogations impatientes,  dans l’attente des temps et donc des classements.
 
caro_aprs_larriveghizlane_clm

Verdict:

2ème place pour Caro en nationale.

3ème  place pour Ghizlane en Elite
.
  Ghizlane en plein  Effort



Caro récupère déjà

La journée commence bien. 2 courses, 2 podiums ! 

Puis c’est le tour des garçons. Thibaut est un peu tendu, mais concentré. Yannick semble serein, (ou  feint de l’être ?).
Nous nous rendons très vite à l’arrivée.    
 
 
 
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         Thibaut près de l'arrivée         Yannick au même endroit

Thibaut débouche au loin dans la ligne droite, bien en ligne et tout en glisse. La vitesse semble bonne  et il termine fort, ce qui laisse présager d’un bon temps.

Arrive ensuite Yannick qui paradoxalement, visuellement semble plus à la peine que Thibaut, mais ce n’est qu’une impression, car il va vite et la suite nous le démontrera . Il réalise une très  belle performance. Attente et :
11ème place  pour Thibaut, mais dans un mouchoir de poche avec les 4 ou 5 qui le précèdent.
Podium et 2 ème place de Yannick. A noter que c’est le premier podium de yannick à un Grand Fond. 

 
La matinée se termine donc sur ces excellents résultats, avec la cérémonie des podiums.  

Les vétérans :  

L’après midi c’est au tour des vétérans de nous faire vibrer. Chez les Féminines, Christine C. Chez  les hommes : Dominique F, Dominique C,  Jacques B, et Denis C.

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Christine qui disputait, son premier Championnat, se classe 4ème …au pied du podium. Petit regret, car elle avait les moyens d’accéder à ce fameux podium, Ce qui lui a manqué ?  Le manque de compétition pour acquérir la confiance et vaincre ses appréhensions.  Ajoutez à cela un peu de travail de technique et ses adversaires n’auront qu’à  bien se tenir à l’avenir!
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Chez les hommes, malheureusement, à l’appel, le PUC partait dans les tous derniers. Quand on sait l’importance du départ chez les vétérans, car ça se morcelle tout de suite et il est difficile de passer, et quand cela devient possible, le groupe de tête est souvent déjà loin et il est très difficile de revenir
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Qu’à cela ne tienne, tous se sont retrouvés dans le deuxième groupe. Pas question de ne faire que suivre, mais au contraire en tête pour emmener le groupe. Dommage pour la chute de Denis (…)
Course tout à fait honorable de nos vétérans,  qui nous ont fait plaisir. Cela nous a permis de constater, avec satisfaction la nette progression de tous.

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Pour l’anecdote, c’est dans un sprint au couteau, que Jacques et Dominique se sont départagés sur la ligne. ;-)

Bravo nos vétérans !!.








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Les nationaux : 

Dimanche matin c’était le tour des nationaux. Yannick, Thibaut Goyan, et Thomas
représentaient le Club.
yannick_en_tte
Comme la veille avec les vétérans, les Pucistes sont obligés de partir dans les derniers. Heureusement le premier tour à l’allure semble t-il, relativement modérée (juste 4 lâchés au passage du premier tour) a permis à nos 4 pucistes de revenir rapidement en tête. Ils ne quitteront plus le premiers tiers du peloton.
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Thibaut se payera même le luxe d’une escapade en échappé avec 2 autres concurrents. Hélas ! Il fut  pris de crampes,  et dès lors, il lui a fallu ensuite gérer prudemment chaque accélération, s’il ne voulait pas être rappelé douloureusement à l’ordre. Dommage, car la condition était là.
 
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Thomas, sans complexe, ne quittait pas le premier tiers du peloton. Il semblait même assez facile…jusqu’à ce qu’une chute lui fasse perdre le contact. Sans ce malencontreux incident, il est à peu près certain que lui aussi aurait terminé avec les autres. C’est une belle satisfaction, quand on sait qu’il faisait sa première course il y a tout juste un an (…).



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Goyan, excellent durant toute la course, et toujours présent aux avant postes, terminera 19e. Il ne cachait pas sa satisfaction et sa joie faisait plaisir à voir.
Enfin Yannick ! Le stress ? Connaît pas ! A l’aise pour se placer (se déplacer) dans le peloton et en grande condition, contrôlait bien tout ce qui se qui se passait en tête de course. Malheureusement pour l’arrivée, il n’a pu se placer dans la file de tête avant le sprint. Il lui a donc fallu remonter dans le vent. N'ayant pas le temps de se replacer, et la ligne n'étantplus qu'à 500m, il tenta un coup de poker, en lançant aussitôt le sprint de loin, de trop loin hélas ! (…) Dommage !  Car pendant ce Week-end sa belle condition physique pouvait lui laisser espérer au minimum le
podium. 

Les Féminines :
 

L’après midi c’était les courses des Féminines.


Tout d’abord Caro ! que dire !? Sinon que son titre ne surprend personne… mais fait plaisir à tous !  Expérience, contrôle parfait de la course, Combativité, initiatives et, pour couronner le tout, un superbe sprint avec …la victoire au bout.

Encore bravo Caro !

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Chez les Elites, Ghizlane avait fort à faire, car malgré le petit nombre, le niveau était relevé, et tout le monde connaissait ses ambitions (...) 5ème place et petite déception.
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Ghizlane a les moyens de gagner n‘importe quelle course, mais en plus de la condition physique, il faut aussi, un peu de réussite.  malheureusement, celle-ci  n’était au RV à Damgan. Qu’à cela ne tienne, il y aura d’autres occasions, dans des courses  internationales encore plus importantes (World Cup).
A ce sujet elle vient d’être retenue pour faire partie cette année, d’un des  meilleurs teams mondiaux Féminins. 
Bonne chance donc à Ghizlane !
 

Conclusion :
 

Week-end positif et encourageant. D’abord et bien sûr avec les médaillés, mais aussi par l’excellent  comportement d’ensemble de nos vétérans, et le lendemain par celui de tous nos nationaux.
 

Damgan c‘est fini !  Vive 2007 !!
 La saison démarre,  et bien d’autres occasions vont se présenter  pour  montrer la violette … 


Merci à Jacques, Thomas et Goyan pour leurs photos.
  
(voir les photos de jacques:)
http://thomas.thiriez.free.fr/GrandFond2007Jacques/GrandFond2007Jacques.html

Ci-dessous, quelques récits écrits par : Caro, Christine, Goyan, Thibaut, Denis, Thomas, racontants leur course, vue de l’intérieur. 
 

christine32-1
CHRISTINE

Top départ !
Des patins s’agitent devant moi, en vrac.
Ma priorité : ne pas tomber.
‘’Colle toi au peloton’’ me lance Guy, ‘’Tout de suite!’’
Je fournis l’effort. Je reviens…de loin !
1er virage : pas glop, le revêtement est dégueu, je pousse moins fort.
1ers pavés : Je me crispe, j’attends qu’ils défilent sous mes roues…et je perds le peloton. C’est définitif et je le sais.
Instant de flottement, moment de découragement.
C’est une respiration qui vient se coller dans mon dos qui me ramène dans la Course.
Nous roulons à 2 pendant 2 tours, puis un 3ème souffle vient nous rejoindre.
C’est alors que je passe le relais pour me reposer du vent.
Quand je reprends la tête, je perds le peloton.
Peu après, j’aperçois au loin une silhouette féminine (?), je pousse plus fort pour la rejoindre.
Nous roulons l’espace de 3/4 rues ensemble.
Quand je la sens peiner, je lui propose de prendre le relais…mais elle décroche tout de suite.
Je me retourne, elle ne reviendra pas.
C’est le 4ème tour et mes jambes ont envie de pousser. Alors j’y vais et je termine mon dernier tour en solo…
Heureusement au bout il y a Guy, Caro, Goyan, Yannick ! Merci à eux 4 !
Tiens ? 4, c’est aussi ma place ! ;-)  
                                     caro160-1
CARO

La course des nationales femmes vue de l’intérieur 

Raconter une course n’est pas facile : on peut facilement vous reprocher de vous mettre trop en avant. De plus, les courses des filles sont souvent racontées de la même façon : « ça ne roulait pas vite, il ne s’est rien passé, la course fut rébarbative et inintéressante ».
Je vais essayer de donner un point de vue différent, pour des gens qui découvrent le roller de vitesse ou bien qui ne le pratiquent pas (encore !), peut être pour des filles qui roulent en open et aimeraient monter en nationale. 
 
Ce dimanche 25 mars, les nationales femmes se sont donc élancées pour 30 km. Il fallait être capable de partir vite pour pouvoir bien se placer, et éviter d’être distancée du peloton de tête. Etre agile pour éviter les coups de patins et se faufiler entre les gruppettos. Ensuite le peloton principal s’est formé et s’est mis à rouler à bonne allure. Il régnait une grande tension dans ce peloton ; la plupart de la trentaine de patineuses présentes étant décidées à rouler bien placées pour ne pas trop subir les attaques et être dans « les bonnes roues ». Comme plusieurs filles pouvaient attaquer et/ou gagner la course, l’incertitude était grande sur la ou les bonnes roues à suivre ! Souvent deux ou trois pelotons de front, des changements de place fréquents, des jeux de mains : vous pouviez passer d’une bonne place à l’avant, aux trois quarts arrière en moins de 2 minutes si vous vous ne « battiez » pas pour garder votre place.  

En plus de cette tension au sein du peloton, le parcours avec ses plaques d’égout, les gravillons en virage et les pavés, était propice aux chutes. Ce qui devait arriver est donc arrivé : 3 ou 4 chutes, avec à chaque fois plusieurs patineuses au sol, certaines durement blessées. Malheureusement, Marie Bodilis, leader de la course, va faire partie de ces blessées, après la mi-course, à la stupéfaction générale des concurrentes, créant un vide au niveau « des roues à suivre ». 
 

Il fallait être très vigilante, prête à faire un saut latéral, assez stressant quand on doit retourner au bureau le lendemain matin et qu’on ne bosse pas le peloton à l’entraînement ! Plusieurs fois, pour m’économiser et me relâcher nerveusement, je cessai de me battre et glissai vers l’arrière du peloton ; mais ce petit jeu est dangereux tant on peut rester bloquée derrière si une attaque se produit. Il faut donc bien surveiller et observer la tête de la course - on pense en permanence dans sa tête : « où passer de toute urgence si ça attaque ? Attention c’est untelle qui est devant, ça va carburer !!! » - Et des attaques il y en a eu qui ont bien failli se transformer en échappées gagnantes avec notamment les « filles de l’est », Marilyne de Strasbourg et Gaëlle Luttenbacher, Stéphanie Matteu et sûrement d’autres filles que j’oublie (contactez-moi que je vous cite dans ce cas). Mais le vent et la « platitude » du parcours étaient un sérieux handicap pour s’échapper, il eu fallu le faire à 4 ou 5 fondeuses pour se relayer efficacement. Je regrette d’avoir loupé une occasion à un moment donné de la course, coincée derrière. Je me décidais alors à attaquer dans l’avant-dernier tour pour user un peu les sprinteuses.  
 

C’est donc groupé que le sprint se lançait, avec une lutte « acharnée » sur le dernier kilomètre pour être aux avant-postes, avec trois pelotons de front, une chute je crois, et encore des jeux de mains... A 400m de l’arrivée, ayant le feeling que ça allait partir et n’ayant rien à perdre, je prenais les choses en main, poussant à fond sur mes patins, bras vers l’avant, avec en point de mire la bouée d’arrivée… mais il me fallait tenir jusqu’au bout ! Je ressentais la trajectoire de la patineuse dans ma roue (en l’occurrence Gaëlle) et, plutôt que de lui ouvrir un boulevard en me décalant à droite, je maintenais le cap, tout droit, ce qui s’avéra payant. Ca s’est joué à pas grand-chose, on est toutes dans la même seconde. 
 

En conclusion, j’aimerai souligner que je ne me suis pas ennuyée une seconde, ce fut une belle course, mouvementée, avec des attaques et des surprises. Heureusement pour la sécurité, c’était sec. Un circuit plus physique aurait permis d’« écrémer » le peloton, mais pas sûr que le spectacle en fut plus beau. Patiner en bordure de mer avec cette organisation pro, ça été que du bonheur. Merci aux organisateurs. Merci aussi à mes deux coachs Guy et Goyan pour leurs supers entraînements, et aux amis pour leurs encouragements.

                                  
goyan_018-1GOYAN

Course des Nationaux Hommes.

Sur la ligne de départ, tout comme l'année dernière, nous partons quasiment les derniers, tout au fond.
Nous sommes quatre du club à y participer. Yannick, Thibault, Thomas et moi même.
Au coup de pistolet, il nous faut impérativement remonter le maximum de patineurs pour tenter de se placer très rapidement. Cela va donner le ton de la course.
 

Nous avons dix tours à effectuer et ils vont passer très rapidement. La configuration du circuit, assez plat, technique avec pas mal de virages, va obliger le peloton à rester constamment groupé et à s’observer. Pour ce qui concerne d’éventuelles échappées, il y en a eu certes, mais leurs chances d’aboutir étaient vraiment très minces car le peloton ne les laissait jamais s’éloigner très loin, nous les avions toujours en point de mire.

Franck et Thibault donc, ont réussi à s’extirper du paquet très tôt dans la course, rejoints par un troisième patineur de Valence d’Agen, mais, jamais ils n’ont réussi à faire de trou suffisamment conséquent pour pouvoir faire une vraie cassure. D’ailleurs, nous les avons rattrapé sans jamais forcer l’allure au sein du paquet. Heureusement, ils ne furent pas fatigués de leur petite escapade et réussirent à rester dans le peloton de tête. 
 
Sur chaque portion de ligne droite, la tête de course se composait de deux, trois voire parfois quatre pelotons de front ! En une minute, notre position pouvait évoluer de 10 à 30 places. Il fallait être constamment vigilant, trouver le bon timing pour s’échapper de notre paquet qui commençait à se tasser … Alors qu’au même moment, ça fusait de tous les côtés, droites, gauches, pour débouler devant et prendre les meilleures places, au chaud.
Chaque place se défendait avec ardeur, une tension même pouvait se sentir chez certains patineurs qui se plaignaient de la mauvaise pratique de certains (dangereuse).
 
C’est ainsi, que sur dix tours, nous évoluons, au gré des replacements des uns et des autres. A chaque partie technique du parcours, virages, la tête accélère un petit peu, ce qui oblige ceux qui sont au milieu ou derrière carrément à relancer sévèrement pour ne pas perdre un pouce de distance … et ensuite le replacement habituel. Sur 96 patineurs en national, il y en avait pas mal, une vingtaine peut être, qui avaient bien du mal techniquement et qui étaient cause de danger, il y a eu beaucoup de chutes dans cette course. Thomas a du renoncer à faire le finish avec nous, puisque il est tombé à quelques tours de l’arrivée suite à la chute de patineurs devant lui … C’est trop bête car il avait les moyens pour rester avec nous jusqu’à la fin.
 

Pour le dernier tour, la cloche retentit et alors, tous le monde s’excite à l’avant pour se placer correctement et réagir à une éventuelle attaque. Pourtant nous allons rester groupés jusqu’à l’arrivée. Le sprint fut massif, environ quarante patineurs … C’est avant l’attaque de la ligne droite, à la sortie du village qu’il fallait être placé dans les vingt premiers, sinon aucune chance de faire une bonne place. Yannick est sorti tentant un coup de bluff à près de cinq cent mètres de l’arrivée, mais il se fait rattraper par le paquet. Dommage, il aurait bien mérité une deuxième médaille et un premier maillot !
 

A l’arrivée, tout le monde semble satisfait de sa course. Au niveau du club, c’est une satisfaction collective que d’être rester tous ensemble jusqu’au bout et d’avoir pu s’aider comme nous l’avons fait.
Vivement les prochaines courses. 

Voir video sur liens ci-dessous.

http://www.dailymotion.com/gopuc

http://www.dailymotion.com/visited/search/gopuc/video/x1jy5r_clm-carogd-fond

http://www.dailymotion.com/visited/search/gopuc/video/x1jy7k_clmghiz-gdfond


 http://www.dailymotion.com/visited/search/gopuc/video/x1jy84_clmtibo-gdfond07


thibaut_dpart_clm.jpgTHIBAUT

Le Contre la Montre : 


Après un bon échauffement, je rejoins la ligne de départ. Je ne suis pas particulièrement stressé, mais très concentré. Le départ se fait depuis une estrade avec une rampe de lancement. Le décompte du juge commence… et c’est parti ! J’essaie d’envoyer le maximum de puissance dans les premiers mètres pour prendre une vitesse de croisière. Je pensais lever le pied après le premier virage pour prendre un second souffle, mais je retrouve alors face à une bourrasque qui me casse ma vitesse. Mon rythme cardiaque augmente encore, je ventile de plus en plus fort et ma vitesse diminue ! Je suis à la limite de paniquer quand un point de côté se rajoute à l’affaire… alors je scrute du regard le moulin qui marque la fin de la ligne droite où le vent se fait si fort. Cent mètres avant le moulin, la bourrasque perd en intensité et je retrouve un peu de vitesse. Mais je suis contraint de lever le pied un moment si je veux finir les 5,1 Kms. Je récupère dans le début de la ligne droite, et ré accélère doucement. Dernier, virage, grande ligne droite avec la ligne au bout : un dernier sprint où je met toutes les forces qu’il me reste, et c’est fini. 9’34’’ soit la 11 é place.


Le Grand Fond : 

Cette course fut une première pour moi en de nombreux points. C’était d’abord mon premier Grand Fond en National. La grosse différence par rapport à ce à quoi j’étais habitué, c’est l’aspect massif du peloton : une foule de plus de 60 patineurs se déplaçant à un train régulier peu soutenu. Donc pas d’écrémage comme en FIC. Dans ces conditions, la chute ne semble jamais très loin, le stress est omniprésent, il faut sans cesse aller jouer des coudes et des platines pour se replacer…

Vite las de cet exercice, je préfère m’arracher au peloton pour rejoindre l’échappée de Petit Franck et Jean-Marie Coustes. Nous nous relayons et creusons doucement le trou. Le peloton roule plutôt doucement, et les petits virages nous permettent de gagner du temps. Malheureusement, une crampe m’oblige à me relever pour me ranger soigneusement dans le peloton où Goyan me fait une place. Je récupère le restant de la course, mis à part une nouvelle tentative d’échappée dans l’avant dernier tour à laquelle je renonce vite (je suis seul et la crampe est proche).

Je suis dans le milieu du paquet au moment du sprint, qui n’en est donc pas véritablement un. Cela donne une 39é place, à 5 secondes du premier. (on est 60 à franchir la ligne en 10 secondes !). Je garderai un souvenir mémorable de mes tours en échappée, mais je m’efforcerai à l’avenir d’améliorer mon agilité et mon placement dans le peloton, car c’étaient là les clefs de la réussite.



thomas-1.jpgTHOMAS


Nous avons eu beaucoup de chance pour la meteo. Il n'a pas plu, et nous avons même eu du soleil. La preuve en images par ici :

http://thomas.thiriez.free.fr/GrandFond2007/GrandFond2007.html

Pour résumer rapidement ma course, le peloton de tête est resté énorme, 45 patineurs jusqu'au bout, avec deux, parfois trois pelotons de front. C'est la qu'il est important de bien savoir s'insérer dans les pelotons pour pouvoir prendre ceux qui avancent plus vite. Le problème dans un peloton si gros, c'est que si quelqu'un tombe, on ne peut pas l'éviter. Au début du 5 ou 6eme tour, lorsque trois patineurs sont tombés devant moi, je n'ai pas eu d'autre choix que d'en faire autant.
J'ai perdu le peloton, mais ai très vite été rejoint par un patineur solitaire. Nous avons roulé ensemble jusqu'au bout.
Je ne m'en sort pas trop mal, avec quelques égratignures superficielles au niveau des mains, le bras, l'epaule, la hanche, et le genoux.
 

49-1DENIS

Il est 14h00 en ce samedi 23 mars 2007. L'air est frais, le ciel est menaçant
sur Damgan. Le départ du championnat de France Grand Fond Vétéran sera donné
dans 1h30. Nous sommes 4 gentlemen Pucistes au départ : Jacques Berguig,
Dominique Cheptell, Dominique Foucher et moi. Christine ??? représente la gent
féminine. Les minimes s'échauffent, ils partiront dans 30 min. Autour,
l'ambiance est sereine, même si le stress commence à monter.

14h45 : les minimes roulent depuis 15 min. Nous commençons à nous préparer, à
nous échauffer. Subitement le temps s'éclaircit et la température monte. C'est
la Bretagne, nous sommes dans le Golfe du Morbihan.

15h40 : le départ est donné. Le tirage au sort ne nous a pas favorisé, nous
partons en queue d'un peloton de 90 âmes. Il faut remonter mais le rythme est
très rapide, après 300 m une première scission se creuse par l'avant avec un
peloton d'une petite vingtaine de patineurs. Je roule en queue du deuxième
peloton de la taille du premier, je ne parviens pas à remonter. Le parcours est
plat mais assez technique. Assez venteux aussi. Le premier des 10 tours se fera
à un rythme effréné. Je m'accroche, si je lâche maintenant ce sera encore plus
dur par la suite. Du 2ème au 4ème tour je suis, non pas du verbe être mais du
verbe suivre. En même temps et sans trop m'en rendre compte je récupère, je
reprends mes esprits. Et m'aperçois avec joie que Jacques et les Dominique's
sont toujours avec moi dans ce peloton. Petit à petit je remonte. et participe à
la course (mais oui !) : je prends les relais, je chasse, je parviens même à
m'échapper avec un collègue et néanmoins concurrent (ça ne durera pas). jusqu'à
cette chute fatidique à la fin du 8ème tour. Je m'envole littéralement, sans
vraiment savoir pourquoi, et j'atterris aussi vite mais pas vraiment sur les
roulettes. Je me relève, je fais le bilan des dégâts - quelques égratignures -
et je repars. Ce n'est pas le cas de tous ceux qui chutent avec moi, j'en suis
consterné. Je finis la course avec 1 min. de retard sur le peloton, mais
finalement satisfait de ma prestation qui avait plutôt mal commencé. Jacques et
Dominique F finissent au sprint quelques places devant moi et Christine est
4ème. C'est de bon augure pour la suite de la saison mais ne vendons pas la peau
de l'ours.
Peu importe mon classement.Ceux qui ont chuté se sont tous relevés, c'est le
principal.