LILLE 2008 FIC1

Ce Week-end, c'est déroulé la première FIC de l'année, la Ch'ti roller à Lille.
Une quinzaine de pucistes ont fait le déplacement. Toutes les catégories ont été représentées.
Le parcours n'ayant pas changé, nous avons eu droit encore une fois à une course très dure physiquement. Coup de chapeau aux organisateurs qui en un rien de temps ont su proposer aux patineurs de l'hexagone, un terrain de jeu assez dur !

Deux podiums sont venus ensoleiller cette journée un peu trop grise, Dominique en V2 et Caroline en Nationale.

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Bravo à tous les participants et n'oubliez pas que Lille n'est qu'une étape dans cette saison très longue.


Voici tous les résultats de la section.

 

Les résultats de la section et les vainqueurs des différentes catégories :
Marathon Femme 19 partantes
  • Barbotin Nathalie     1.20.43   1/9 ELIF
  • JEAN CAROLINE      1.28.43   1/10 NATF

Open Homme 147 partants
  • Tamasi Nicolas       00.59.55   1/67 V1M
  • Berguig Jacques     01.05.45   19/67 V1M
  • Couturier Pierrick   01.05.52   9/57 SEM
  • FOUCHER DOM'      01.05.57   3/23 V2M
  • Poulin Remy         01.08.07   16/57 SEM
  • Galant Christophe  01.08.11   18/57 SEM
  • Piscina Gaël          01.08.14   30/67 V1M
  • Chepptel Dom'      01.08.39   8/23 V2M
  • Calistri Michel        01.15.43   18/23 V2M
  • Mader Heiner         01.20.24   49/67 V1M
  • Kerbrat Stéphane   01.23.19   47/57 SEM

Marathon Homme 70 partants
  • Guyader Yann      01.10.12   1/31 ELIM
  • Dejean  Thibault   01.18.59 6/33 NAT
  • Bankowsky Louis 01.26.27 4/6 JUN
  • Romano Goyan     01.26.28   20/33 NAT
  • Thiriez Thomas     01.29.40   23/33 NAT
  • Gomez Walter      01.29.41   25/33 NAT

Prochaine FIC, Nîmes le 13 Avril...


Récit de la course Marathon vu par Caroline Jean, 1ere nationale

1ère course de l’année, le stress monte comme d’hab’ Ça sera un bon test et l’occasion de se remettre dans le bain.
Départ. Objectif se placer pour ne pas perdre de l’énergie bêtement. On me racontera après qu’une fille est rentrée dans les barrières dans le 1er virage et s’y est tordu un doigt. J’arrive à me placer 3, super, tandis que Nath Barbotin embraye sur ses 110 mm. On a du mal à la suivre. Au bout d’un tour, ça écrème déjà beaucoup. Au tour suivant, plus une seule nationale avec les élites, qui sont 6 à rouler comme des avions. Je me retrouve lâchée avec une des deux sœurs belges, puis Marilyne nous rejoint. La petite belge roule vite. On essaye de conserver son rythme pour creuser l’écart. On rattrape des garçons parfois, souvent d’autres nous doublent : Yann Guyader nous mettra deux tours dans la vue, il est très impressionnant (35 km/h de moyenne, tout de même, seul et avec ce vent). Chez les élites femmes ça chauffe aussi ; Nath B se défait de ses adversaires une à une. Du coup dans cette course, chacun se retrouve à rouler seul ou avec un ou deux autres patineurs, et ça se joue contre le vent, sur du gratton, des trous, des plaques, bref au mental. Quand vous vous retrouvez à 3 et qu’il reste plus de 30 bornes à faire, c’est pas la joie ! Qu’est-ce que je fais là ? Peut-on se demander. Du coup y’a eu pas mal d’abandons. Heureusement, les copains sont là autour du terrain pour m’encourager. Marilyne : « t’as fais venir ton fan club ou quoi?? » : je réponds en rigolant :« oui, j’ai fait un briefing avant le départ ! » Merci à tous, vos encouragements m’ont été bien précieux.

Je reste très attentive aux piétons (parfois il faut donner de la voix pour éviter qu’un d’eux traverse devant nous) et aux tours, car le compte tour est callé sur les élites, pas question de se faire avoir cette fois ;) A mi-course notre belge se sent de plus en plus mal, et n’assure plus son relais au même train, bizarre c’est pas son genre. Je m’inquiète d’une possible remontée de nos adversaires. Heureusement des garçons qui nous doublent permettent de relancer la machine, tout en respectant toujours la distance imposée par le règlement, ça me motive pour garder un bon rythme.
Boire, prendre du sucre, ne pas oublier surtout. Faudra que je regarde mon patin droit, j’ai un problème quand je me penche en avant, je plante mes roues, ce qui me vaut de manquer de tomber plusieurs fois. Les jambes font mal, c’est pas le cardio, non c’est le sol irrégulier qui nous « casse » bien les chevilles et les muscles. Je relance plus rapidement pour lâcher la belge, qui semble souffrir mais pourrait cacher son jeu, vu que c’est une bonne sprinteuse. On arrive à la faire lâcher. On est plus que deux, avec toujours un petit groupe de garçons derrière nous.
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Arrivent enfin les deux derniers tours. On continue de garder un bon rythme (enfin, tout est relatif notre moyenne étant de 28k/h !), on s’observe un peu dans le dernier tour, je me demande vraiment si je vais être capable de battre Marilyne, vu l’état de mes jambes, le doute s’installe mais la motivation reste forte. La méthode Coué a du bon ;) Les garçons qui nous suivaient lancent leur sprint 400m avant le dernier virage, violettes en tête, c’est Thomas, suivi de Walter. Thom remporte le sprint de leur pack. De notre côté, Marilyne me laisse l’initiative, alors j’y vais, mais tardivement ; je lance le sprint à peine 100m avant le dernier virage (Caro feignante!). J’embraye dans la dernière ligne droite et ça marche, Marylin ne vient pas me chercher. Je suis super contente quand j’ai confirmation qu’il n’y avait pas de nationale devant nous, parmi les belges et hollandaises que je ne connais pas bien.

Au bilan, certes le parcours était pas top, mais on a déjà vu pire, et franchement l’organisation a bien assuré, le détail qui fait la différence, c’est par exemple le vestiaire mis à dispo des patineurs (hélas pas pour les open mais ils sont sûrement trop nombreux et il faudrait alors beaucoup plus de vestiaires, en plein centre ville...). Autre exemple, les épingles glissées dans nos sachets individuels. Les étudiants et les bénévoles se sont bien démenés pour que ça soit une réussite, ils étaient nombreux pour la sécu, le temps a été clément, bref la Ch’ti Roller, ça roule !

Caro Jean

Ps. par contre, les courbatures le lendemain ça le fait moins ;)