FIC/WIC Rennes sur roulettes 2009

Course open : un premier podium individuel pour Karine et 2 belles quatrièmes places.

C'est sous un beau soleil, mais dans la fraîcheur matinale, que les concurrents de l'open s'élancent ce dimanche 26 avril à 9H. Le circuit proposé cette année est à la fois technique et physique, mais très roulant (hormis le passage de la rue du Puit Mauger). Les nombreux virages, parfois à négocier à haute vitesse, sont autant d'occasions pour tous de relancer assez fortement.

Du côté des hommes, le départ surprend tout le monde, pas de coup de pistolet ou de sifflet. La surprise est complète même pour les patineurs placés sur les premières lignes. Les PUCistes se sont déplacés en nombre (Walter Gomez, Kitty Phangnanouvong, Antoine Lesavre, Etienne Busson, Eric Guerin, Stéphane Kerbrat , Heiner Mäder, Dominique Cuenot).

Antoine est à nouveau à créditer d'une très bonne performance. Il finit 5e au scratch et échoue au pied du podium sénior, et ce malgré un changement de matériel « radical » dans la semaine. Nul doutes qu'avec l'entrainement, la technique et une bonne adaptation aux patins carbones bas, Antoine ne va cesser de jouer les premiers rôles dans la catégorie open cette année.

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Les autres PUCistes voient tous leurs performances s'améliorer. Point positif aussi, le travail d'équipe. Hormis donc Antoine en tête de course, quelque soit le peloton nous étions au moins 2 violets.

Anthony Rondel s'impose finalement devant Cyril Leclerc et Jean-François Lenotre.

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Du côté des filles, nous pouvons être très fiers de nos violettes. Elles étaient 4 au départ : Karine, Jennifer, Ségolène et Annie. Très vite la course s'est jouée à 4 : Karine et Jennifer pour le PUC et 2 lyonnaise de GRS dont Floriane Imbert qui semblait incontetablement la plus forte du groupe. Malgré une chute durant la course, Karine parvient à se glisser entre les 2 lyonnaises et monte donc sur la 2eme marche du podium. Jennifer réalise également une performance canon en se classant 4e.

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Marathons féminins et masculins, 2eme étape de la WIC.

Deux grandes compétitions internationales avaient lieu ce week-end : la WIC de Rennes et le critérium Gross Gerau en Allemagne. Les élites hommes et femmes ont donc eu un choix à faire. Pour autant le plateau rennais restait très relevé : l'équipe Bont chez les filles, Joey Mantia, Alexis Contin, Massi Presti et bien sûr Yann Guyader chez les hommes.

Une invité surprise (!)...et une fin de course polémique chez les filles.

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Chez les filles, on pourrait presque dire que la course s'est jouée sur la ligne de départ. Face à un ciel particulièrement menaçant à quelques minutes du départ les coéquipières du team Bont (Nicole Begg, Alexandra Vivas et Tamara Llorens), Nathalie Barbotin et Lucie Peruzzetto décident de changer de roues et de passer en « storm surge ». Le choix s'avèrera judicieux. Quelques minutes après le départ, c'est une pluie diluvienne qui s'abat sur la course. On retrouve donc naturellement les 5 filles en tête. Les autres devront s'appliquer à gérer au mieux le déluge, lea abondons seront d'ailleurs nombreux. Comme on pouvait s'y attendre les filles du team Bont font une solide course d'équipe, il est quasiment impossible pour Barbotin et Peruzzetto de tenter une sortie. L'arrivé se joue donc au sprint. Nicole Begg et Llorens s'imposent sur la ligne devant Nathalie Barbotin. Néanmoins, une faute de la colombienne Vivas sur Barbotin conduit au déclassement du team Bont tout entier. Pendant un temps Nathalie Barbotin était déclarée vainqueur donc devant Begg et Llorens. A l'heure où j'écris ces lignes il semblerait que le jugement ait été moins sévère et la victoire redonnée à Nicole Begg et Tamara Llorens. A noter les bons débuts en élite de Lucie Peruzzeto qui après sa bonne course de Nîmes se classe, ici à Rennes 5e.

Chez les nationales dames, toutes parties en « jaunes » Melissa Chouleysko (ROCS) est celle qui s'en sort le mieux. Suivent ensuite notre présidente d'honneur Caroline Jean (ASTA) et Léa Sangiorgio (Team PQR).

 


Marathon masculin : la belle course d'équipe du team Rollerblade international.

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Nombreuses ont été les hésitations avant le départ de cette épreuve concernant les roues à adopter. Le circuit étant redevenu sec, le temps restait pourtant menaçant. Beaucoup partirent donc en roues pluie. Une averse dans les premiers temps sembla leur donner raison, mais ce ne fut qu'une fausse alerte. Pour autant les hommes forts du peloton élites n'étaient pas gênés par un mauvais choix de roues. Très vite une échappée de dessinait avec des coureurs tels Yann Guyader, Séverin Widmer, Nicolas Iten, Alexis Contin, Massimiliano Presti et Julien Despaux. Ce groupe prenait très vite une avance considérable sur le groupe de poursuivants avec, entre autres, Joey Mantia et Ewen Fernandez.

La course allait se jouer entre les membres du premier groupe. Contin, Guyader et Iten faisaient le l'essentiel du travail. Presti dont on connait le palmarès restait bien à l'abri et représentait donc un danger pour les autres patineurs. Les pensionnaires de Rollerblade international allait alors mettre au point une belle stratégie pour permettre à Iten de s'imposer. A un tour et demi de la fin ce dernier parvenait à s'échapper, bien protéger par Contin. Les autres membres du groupe laissaient à Presti le soin d'organiser la chasse, trop tard néanmoins. Iten s'impose donc avec une avance confortable. Le sprint pour la 2e place sera magistral et c'est Guyader qui s'impose devant Presti et Contin.

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Chez les nationaux, la course est encore une fois très animée, et encore une fois par les lyonnais (JB. Gamba) dans les premiers temps. Notre seul représentant, Thibaut Dejean, s'en sort très bien. Il tient bien sa place dans le 1er peloton et tente même de s'échapper en fin de course. Malheureusement, personne ne l'accompagne et Thibaut ne se sent pas assez fort pour aller au bout seul. Le sprint du peloton sera réglé par Thierry Zocca... Qui ne gagne pas le scratch, puisque 2 juniors, Manuel Campigny et Guillaume Leblond (Saint Pierre les Elbeuf) s'étaient échappés quelques tours plus tôt.

La course vue par Thibaut:

Concernant la course nationale, on peut la résumer en un mot : ce fut Rollerball !
Le parcours était en lui même dangereux : descente avec virage à droite à 90° sur des pavés, bandes blanches, grattons, graviers, plaques, chicanes en S... Rajoutons les plaques d'humidité, la pluie, l'orage de grêle, on comprend que nous étions nombreux à prendre le départ la peur au ventre.
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Rajoutons à cela les stratégies de teams consistant à "fermer les portes", les règlements de compte, les prises de risques inconsidérées, les freinages en T avant les virages, le "pousse toi que je m'y mette", le "j'ai voulu faire l'intérieur et finalement il n'y a pas la place" ou le "j'ai sauté sur le trottoir et je dois maintenant sauter du trottoir au peloton" et le long chasse patate avec le 2é peloton élite...
La sélection s'est faite au gré de 3 ou 4 chutes par tour et des coups d'élastique sur les relances de sortie de virage.
1er tour, 3é virage (celui en S), j'ai trop de vitesse, on me pousse, j'évite la chute en sautant sur le trottoir, en freinant et en repartant de derrière. Je recolle mais un trou se fait entre ceux qui passent à bloc le virage en bas de la descente et ceux qui freinent.
500 m plus loin, je dois sauter par dessus deux patineurs à terre pour ne pas tomber.
Avec la pluie et la grêle, les chutes sont de plus en plus fréquentes et je n'ai pas le courage de rouler devant. J'arrive à me faufiler entre 3 patineurs tombant dans le virage à droite en bas de la descente.
Je reste donc derrière en connaissant le coût de cette stratégie : faire un sprint après chaque virage pour recoller. Mais je me sens très fort physiquement, donc j'encaisse et recolle à chaque fois tandis que beaucoup n'arrivent pas à remonter.
On finit par n'être plus qu'une vingtainaine devant après 1h de course, et tous maîtrisent donc je me vois rassuré. Les teams se regardent, le peloton roule à 25 km/h donc je profite de ma vitesse gagnée en revenant après m'être fait décroché pour partir seul devant. J'ai quelques centaines de mètres d'avance et je résiste un tour dans l'espoir qu'un 2é patineur me rejoigne. Ce ne sera pas le cas et il y a du vent, donc je rentre sagement dans le peloton.
La fin de la course est difficile. Les teams jouent la course d'équipe. Les quelques patineurs hors teams sont des spécialistes de la stratégie et du sprint. L'un des teams assure une échappée, et je bosse avec Philippe Poirier, Thierry Zocca, et Damien Ducreux pour remonter. On ne rattrappe pas le leader et on finit par se faire rejoindre.
Impossible pour moi de me réinsérer au milieu de ces teams qui jouent la course d'équipe ni au milieu des spécialistes cités plus haut. Je roule donc en tête de peloton sur le dernier tour en tentant de lancer le sprint à 2 km de l'arrivée. Ce sera raté et je ne prendrais pas part au vrai sprint final.
En conclusion, je suis très satisfait de ma course, car :
  • Je ne suis pas tombé !
  • Je ne me suis jamais senti aussi fort physiquement
  • J'ai réalisé en cours de course que si les premiers du paquet passaient un virage à 40 km/h, je n'avais qu'à me baisser et à appuyer sur les carres pour en faire autant et pourquoi pas passer à 45 ! Ca me servira dorénavant.
  • Après avoir survécu à ça, je ne vois pas quel autre parcours peut me faire peur ! (bon ok, je m'étais dit ça après le Grand Fond à Angers)
Un grand merci à tous ceux qui m'ont encouragé, ça faisait plaisir d'entendre mon nom plus souvent que celui de mes concurrents."