Des bosses, du vent, un champion du monde...et Karine sur le podium!

La sympathique ville de Besançon accueillait ce week-end la 4e étape de la FIC 2009. Le circuit dessiné dans la zone artisanale Temis était, on peut le dire, réservé aux « costauds ». Une succession de faux plats montants, de vrais côtes qui font mal et des grosses relances...corsée par un vent lui aussi des plus ...« costaud ».

Contre la montre.

Les festivités commençaient dès samedi après midi par un contre la montre par équipe, sur 4 tours de circuit. L'équipe Cado motus annoncée comme favorite a assuré son statut de favorite dans cette épreuve devant les lyonnais de GRS et du LOU. Il est vrai qu'avec dans ses rangs des garçons comme Ferre Spruyt, Bart Swings, DJ Nation (ex champion du monde junior) et Shane Dobbin (actuel champion du monde du marathon), la victoire ne pouvait pas leur échapper.

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Course open.

Comme annoncé plus haut, le circuit de Besançon est particulièrement éprouvant pour les organismes. A cela s'est ajouté un vent particulièrement coriace, qui a bien sûr eu la bonne idée de souffler fort face aux patineurs dans les 2 plus belles ascensions du circuit qui plus est, et un soleil, bienvenu, mais qui tapait fort pour certains. Bref, il ne faisait pas bon rouler seul ce dimanche.

Ce ne fut pas le cas d'Eric Sublin, Eric Weinbrenner (tous deux SRV) et Philippe Cabarry (Lourdes roller) qui s'imposent chez les hommes en 58'41. Les 3 patineurs ont réussi à séchapper et terminent près d'une minute devant le peloton emmené par Thierry Vandenbrouck (LOU). Chez les PUCistes, le meilleur performer de la journée est Kitty Phangnanouvong qui finit 34e au scratch (16e sénior) en 1'04'14, sa meilleure performance sur une course open, probablement sur le circuit le plus physique de la saison.

La grande satisfaction du PUC est, une fois n'est pas coutume, à chercher chez les filles. Karine Surnois a fait toute la course dans le premier peloton. Toutes les tentatives d'échappée ont été contrées, et la décision finale s'est faite au sprint. Karine finit 3e derrière les 2 lyonnaises de GRS, Floriane Imbert et Mathilde Tabillon.

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Marathon.

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Quand on est champion du monde, il est difficile de ne pas avoir le statut de favori au départ d'une course. Shane Dobbin a parfaitement pris ses responsabilités. Après seulement quelques tours, il ne faisait plus aucun doute que le néo-zélandais était partis pour s 'imposer sur cette épreuve. Il est vrai qu'il a été bien aidé par ses coéquipiers qui ont très vite pris la direction du premier peloton pour ne pas laisser contrarier l'avancée de leur leader. Le champion du monde s'imposera d'ailleurs avec plus d'un demi tour d'avance sur ses poursuivants. Lesquels furent ses propres coéquipiers.

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Une fois la victoire acquise pour Dobbin, Swings et Spruyt lancèrent une attaque impressionnante pour rejoindre à 2 la ligne d'arrivée et compléter le podium. Le peloton a été incapable de résister au team néerlandais. Dans ce premier groupe on retrouve Samir Hali (GRS) en catégorie national. Le lyonnais connait une ascension fulgurante, l'an passé vainqueur sur quelques open, il passe cette année la vitesse supérieure pour s'imposer cette année à Besançon à l' échelon supérieur.

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Du côté de filles, le plateau, international, était aussi très relevé : le team matter féminin, les belges Sabrina et Jessica Gaudesaboos, l'argentine Tamara Llorens et la locale, Anne-Sophie Petiprez, entres autres étaient les « grands noms » à s'aligner au départ. Départ commun pour les élites et les nationales. La course pour ces premières s'est achevée par un sprint massif dans lequel se sont imposées Nadine Gloor (Matter), Gaudesaboos (RAPS) et Andrea Haritchellar (Matter). Du côté des nationales, celles qui se sont imposées sont celles qui ont résisté le plus longtemps dans le peloton élite, c'est à dire Anne-Claire Maillard (PHC), dont c'était le retour à la compétition, Christine Chabenet (USM Vileparisis) et Melissa Chouleysko (ROCS).

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Plus de photos sur le blog de Stephane K (marathon), de l'open et des podiums sur la page Picassa de Christophe.