Vendée Roller Marathon

Un 10e anniversaire réussi pour la FIC des Herbiers.

 

Dix ans déjà que la FIC des Herbiers existe. Tout comme le roller marathon de Dijon, cette course est désormais inscrite au patrimoine du roller français. Vous vous souvenez encore de votre 10e anniversaire? Les copains et les copines que vous aviez invité, courant partout dans le jardin, les rires, les cadeaux, la bonne journée que vous aviez passé...Et bien le Vendée Roller marathon c'est un peu tout ça, une belle fête du roller avec tous vos amis patineurs.

Et pour fêter dignement cet anniversaire, l'organisation n'a pas hésité à mettre les petits plats dans les grands et à proposer un programme inédit. La grande nouveauté de cette édition 2010 étant une randonnée de 100Km sur deux jours, 60Km le samedi et 40Km le dimanche matin pour sillonner et découvrir la région herbretaise. Dans la liste des "invités" se trouvaient deux violettes, Jennifer et Chrystelle, qui ont particuliérement apprécié tant cette rando verte et ces étapes historiques (déjeuner dans un chateau du 12e siècle, abbaye,...) que la qualité de l'encadrement (les vendéens se sont vraiment mobilisés en nombre et ont "bichonné" les participants de cette rando).

Jen Chrys

100Km de pur bonheur donc, et quand on prend autant de plaisir sur les patins et que le beau temps est au rendez-vous, pas question d'arrêter la fête. Jennifer et Chrystelle absolument pas fatiguées décident de jouer les prolongations et de s'offrir un semi marathon. C'est donc parti pour 2 tours sur le circuit du roller marathon. Un semi largement dominé par les jeunes pousses, minimes et cadets du pôle France, de l'Alva, de Bouguenais...bref par les futurs "grands" du roller. Pourtant, un anniversaire réussi c'est aussi des cadeaux et au PUC nous avons pris l'habitude de ne jamais quitter une course sans notre petite récompense. C'est donc Jennifer qui s'offre un podium dans la catégorie sénior féminine. Une 3e place "surprise" pour l'une de nos infatiguables "superideuses" qui finit dans la roue généreuse (car infatiguable certes, mais après 100Km on aspire de moins en moins à prendre des relais) de la seconde et à peine à quelques encablures de la 1ere.

podium_Jen

De leur côté les garçons ont aussi pris le temps de visiter la Vendée. Après avoir profité de l'air du large aux Sables d'Olonne la veille, Antoine, Alexandre et Stéphane sont venus profiter des courants d'air provoqués par l'élite du patinage français en préparation pour les championnats du monde. Avec des fortunes diverses pour les 3 violets : un temps canon d'1H10 pour Antoine, une bonne course pour Alexandre et une chute après 3Km de course pour Stéphane. Devant, la course s'est comme prévu joué entre "internationaux" et le team RPM Poli (Julien Sourisseau, Nolan Bediaff, Brian Lépine,...) malgré de nombreuses attaques n'est pas parvenu à se débarasser d'Ewen Fernandez (Powerslide) et de Thomas Boucher (ALSS). Une dernière attaque de Fernandez à 3Km de l'arrivée sème la pagaille chez ses adversaires de RPM. Le sprint est lancé très tôt par RPM mais Fernandez en a gardé sous le pied, tout comme Thomas Boucher, pour finalement passer devant assez largement sur la ligne. Thomas profite d'une meilleure pointe de vitesse et de sa relative fraîcheur en fin de course pour s'imposer. Petit motif de satisfaction d'ailleurs pour le PUC puisque Thomas Boucher s'entraine régulièrement avec nous.

podium_lite_H

A défaut d'une caméra embarquée, Antoine, le meilleur PUCiste sur ce marathon nous propose de revire la course :

"Coté course, ça part bon train, le peloton de tête roule à près de 40km/h.
Je prends Philipe Poirier en chasse des le départ mais, mauvaise idée, il a une vitesse de pointe bien plus élevé que moi pour se permettre de revenir sur les cassures.
Au troisième kilomètre je me retrouve alors en chasse patate à 20m derrière avec un compagnon de galère (Olivier Weber).
Nous voilà parti pour associer nos efforts pour tenter de revenir avec le vent. Je suis limite avec un effort à 95% de mon max, je joue avec mes limites.
Dans ma tête je pense à ceux qui sont resté dans les roues et qui n'ont pas besoin de fournir autant d'effort.
Et je prie pour que le peloton se relève, juste une minute ca aurait sûrement suffit.
Cette guerre psychologique va durer 5 kms, mais en vain, 40m... 50m... le peloton gagne peu à peu de la distance.
Durant cette chasse, on récupère régulièrement quelques coureurs qui sautent du premier peloton (Stephane Pineau, Cyril Laurent, Cedric Faron,...) qui viennent garnir ce qui deviendra notre peloton.
Cette débauche d'énergie aura le coté positif de créer une grosse cassure avec les poursuivants.
Je voulais absolument les récupérer avant la descente pour "ne pas rater le train" mais la côte nous fait perdre tout espoir.
On se fait une raison, je dis au revoir au premier peloton et je fourni un effort moindre pour ne pas exploser. C'est alors au train que l'on se relaie.
Puis quelques km plus tard, à l'approche de la fin du premier tour, on leve le pied voyant que quelques coureurs revenaient sur nous.
Cela nous a permis d'avoir un peloton de 13 personnes (autant que le premier peloton). Régulièrement les F2P vont prendre les choses en main.
Ce peloton ne se décomposera pas jusqu'a la fin malgré quelques attaques fébriles dans le dernier tour.
Comme a son habitude aux herbiers, le sprint se lance depuis la fin de la descente sur le virage gauche à 600m de la ligne.
C'est un sprint long et usant, je tente de déboîter sur la gauche vers 300m, mais le peloton réagit, et je vois que je ne remonte pas.
Je ne lâche pas je serre les dents. Le peloton fléchit un peu, je commence alors à remonter mais un coureur tente à son tour judicieusement sa chance et sort du peloton par la gauche aussi.
Je me retrouve alors bloqué derrière lui pour aller chercher les deux premiers avec un peu plus de vitesse. Je m'arrache pour le déboîter sur la droite et lancer le pied devant. Ouf, ca passe!
Je finirais troisieme de ce petit sprint, satisfait.

Au registre des améliorations:
-ne pas laisser un trou se former derrière le premier peloton quitte à se griller un peu plus pour éviter de se retrouver en chasse patate.
-En y repensant j'aurais peut être du tenter de partir seul un plus tôt sur le sprint car il me restait un peu de jus, manque de confiance sûrement."

 

ladies

Du côté des féminines, le peloton n'était certes pas très important, mais il était de qualité. Outre Laëtitia Le Bihan et Lucie Perruzeto, de l'équipe de France, on retrouvait sur la ligne Sara Bak mais aussi les cadettes du pôle France dont la très prometteuse Marie Poidevin. Parties dès le 15e Km, Le Bihan et Perruzeto, s'imposent sans difficultés, la plus expérimentée des deux, Le Bihan, s'assurant la victoire en prenant quelques longueurs dans les derniers kilomètres. Derrière, Marie Poidevin prend la 3e place.

 

podiumelite_femmes

Un bel anniversaire et un beau week end vendéen s'achève. Place le week end prochain à la Transjurassienne ou au RM3V. Qui sera au rendez-vous?