Une très belle journée sous le soleil breton, qui a permis à nos patineurs de cotoyer le plus haut niveau mondial en slalom en vitesse : cette 30ème édition de Rennes sur Roulettes est la 1ère étape de la Coupe du Monde en vitesse et une étape du circuit national freestyle qui compte pour le classement mondial en slalom.

Arrivée à Rennes, toute la ville se fait le relai de cet événement. Difficile de s’imaginer 30 ans en arrière, à l’époque de cette 1ère épreuve nationale, après avoir convaincu la fédération que des épreuves sur des distances longues de type marathon était intéressantes !

La journée commence tôt pour Anne, qui a préféré s’aligner sur le semi-marathon que de faire la voiture balai sur le marathon l’après-midi. Il y a plus d’une centaine de personnes à prendre le départ, dont un tiers de femmes… et des centaines de spectateurs tout le long du parcours. Un nombre de patineurs honorable qui lui permettra de trouver des personnes avec qui rouler, pour terminer 5e senior femme, tandis que le semi-marathon est remporté presque 10 minutes avant chez les hommes par Yannick Meilladec, un ancien puciste.
Voir les résultats

Le marathon senior ne s’élance qu’à 16h00, mais pas le temps de s’ennuyer en découvrant des disciplines acrobatiques assez spectaculaires entre le contest Mind the Gap, ou les shows de rampe.

Du gros son, des plots, et des patineurs qui s’échauffent sur l’esplanade, il est temps d’aller regarder du côté du slalom free style les runs de Michel, salué pour sa performance décalée et funky & Nicolas, qui accèdera en petite finale. Lire leur récit du week-end !

Se déroulait en parallèle le marathon masters, voir le classement

Alexandre, Antoine, Eric, Matthieu et Pierre rejoignent l’espace réservé aux équipes, juste derrière le départ des internationaux (les 14 premiers dossards). Départ explosif en côte, ce sont des étoiles filantes sur la route. Antoine, notre meilleur élément, parvient à rouler toute la course dans le 2ème peloton où l’on retrouve Vincent Esnaut. Quelques secondes derrière Eric et Pierre, puis dans le groupe suivant nous retrouvons Alexandre et Matthieu.

 

Les vitesses atteintes donnent l’impression que les patineurs passent leur temps à relancer en sortie de virage, accélérer en ligne droite, prendre de la vitesse en descente, forcer en montée, et toujours dans la tête de course activer le rythme et attaquer. Si la course est animée avec de nombreuses tentatives d’échappées de Julien Levrard et Ewen Fernandez entre autres, aucun ne parvient à creuser son écart : le peloton revient sans cesse sur eux, avec un gros travail de Yann Guyader. C’est lui qui s’imposera au sprint final devant Elton de Souza et Nolan Beddiaf, 8 autres patineurs terminent dans ce peloton à moins de 3 secondes. Les « racing faces » de nos violettes confirment l’aspect très physique de ce parcours. Grimaçants, ils peuvent être fiers : nos 5 patineurs présents sont, à l’issue de cette 1ère étape de la WIC, classés dans les 40 meilleurs mondiaux ;-)
Voir les résultats

Chez les femmes, 17 patineuses sur le départ. L’allemande Jana Hargner, du team Eoskate, qui s’est déjà imposée sur cette épreuve, est la favorite. Marine décrochera malheureusement le peloton dès le 1er tour. Peloton qui restera très compact toute la course, mené au train par le team Eoskate, avec Jessica Gaudesaboos aux avants-postes une bonne partie de la course. Ils essaime seulement quelques patineuses au fil des tours,  dont Sabrina Gaudesaboos. Retrouvant Gaëlle, une patineuse avec laquelle elle a déjà roulé aux Championnats de France, Marine aura lutté pour finir cette course à une belle 14ème place dans une compétition très relevée. L’arrivée au sprint final (10 patineuses à 2 sec d’intervalle) fait monter sur le podium Jana Gegner, Roberta Casu et Justine Halbout.
Voir les résultats

Prochaine étape de la Coupe du Monde le 10 juin à Dijon, sur un circuit privilégiant la puissance à la technique (évidemment, à ce niveau il faut les deux ;)