6h Carole 2012

Ce dimanche 13 mai avait lieu la dernière édition des 6h de Carole. Circuit moto situé dans le 93, à l'orée de Paris, ce lieu abrite depuis quelques années une course par équipe, duo ou solo, de 6h en roller. C'est une course dite familiale ou une majorité de patineurs viennent pour s'amuser plus que pour rechercher la performance. Malgré le fait que le même jour, il y avait une autre course avec, on peut le dire, les meilleurs patineurs de l’hexagone, le nombre de participants à cette épreuve est tout de même impressionnant.


Malgré l'avancée dans le calendrier, les premières mesures de températures hors de la couette ne sont guère rassurantes ; il fait très frais, pour une mi-mai. Heureusement, les prévisions sont plutôt rassurantes, le beau temps semble être de la partie. Quel que soit le verdict de la météo, il est tout de même important de faire un point pour bien s'habiller (ni trop chaud, ni trop froid) et prévoir à boire et à manger, voire de la crème solaire pour les plus organisés.

Départ prévu à 08h15 de la porte de Clichy pour la 'Tonymobile. Tic, Tac, Puyb, Anthony et Go', ambiance sympa, du genre déconne, les 30 minutes passent très vite pour rejoindre le circuit depuis Paris. Une fois sortis des voitures, la première impression générale est là : il y aura beaucoup de vent. Ces instants avant la course sont toujours généreux, on croise des visages connus, on papote, on serre des mains, on s’imprègne de l'ambiance ; c'est vraiment chouette, la journée va être sympa.

Prise des puces et des dossards, on file vers notre zone "moquette". A peine 45 minutes avant la course, peu de patineurs sont prêts. Pourtant les minutes filent, il faut accrocher les dossards, rapatrier les affaires au plus près de la piste, s'échauffer individuellement (chaque patineur a son propre échauffement) et collectivement avec un tour de reconnaissance. Le tour de reconnaissance, lorsqu'il est permis, est indispensable. Cela permet de déceler immédiatement des zones dangereuses, aspérités au sol et de ne pas se faire surprendre.

Le club est très bien représenté car il y a trois équipes de 5 patineurs plus un binôme pour un duo. Une fois n'est pas coutume, la rollosphère présente entendra et verra de la violette pendant plus de six heures ; de quoi asseoir, une fois de plus notre réputation en île de France.

Le départ est proche. Les organisations se sont faites au sein des équipes. Chacune a défini une stratégie ; pourtant, personne ne sait vraiment à qui nous aurons affaire. Le match est ouvert.
dix heures pétantes, le coup d'envoi des 6h est donné. Chez nous, le "Bar à PUC", c'est Thibaud qui s'élance. La jeunesse parle pour lui, sa technique est vite supplantée par son physique et sa fougue et très vite, malgré un départ un peu poussif (gêné j'entends), il arrive à se mettre dans la roue des futurs vainqueurs de l'épreuve, l'U.S.M.V de VilleParisis. Très vite, les participants s'étirent comme des grappes le long du circuit et l'on peut se rendre du niveau très disparates présent ce jour.

Après un tour, ce sont bien les violettes qui sont en tête, légèrement, en tous les cas dans un trio avec les Villeparisiens. Tout de suite, on pense à la fin de course, podium, victoire ... mais attention à ne pas trop crier victoire trop tôt. Malgré effectivement notre bon départ, il faut attendre, déjà faire évoluer tous les patineurs, ensuite, jauger les adversaires directs. Ce type de course peut se perdre sur un rien. Une puce oubliée, un relais tombé, un patineur plus fort que soi sur son tour ; tant de facteurs qui font que l'on peut rouler en peloton ou SEUL.

Ce circuit de Carole, assez court finalement est un peu technique. Le départ se fait en ligne droite, puis un virage à gauche assez roulant, plat puis légère descente où l'on peut prendre aisément de la vitesse. S'en suit un faux plat montant, précédant un virage à droite, puis un autre virage à gauche qui lui est un peu raide (son intérieur est bien gratonneux en tous cas). Une autre petite descente, puis une grande courbe à droite (difficile de croiser ici) qui introduit la longue ligne droite de la montée. Cette montée était plus que difficile, car avec un vent défavorable. En haut de celle ci un virage à droite très sec, quasi à l'arrêt avec le vent ; puis une longue ligne droite en descente. Enfin, en bas de celle ci, la zone des puces pour les chronos puis une autre courbe à droite qui nous méne à la ligne droite des stands.

Ce type de course, c'est souvent et surtout de l'entraide, de la déconne, de l'apprentissage, des efforts individuels importants. A signaler également la chance d'avoir en face de nous pendant toute la durée de l'épreuve, le ballet des avions de lignes, dont le fameux et impressionnant A380 d'Emirates. La course donc est longue, malgré l'impression que cela passe vite. Il faut gérer ses efforts (n'est ce pas Prez ?), s'alimenter constamment, boire et manger en petite quantité pour ne pas subir de carence. Il est important aussi de connaître ses temps au tour, pour avoir une référence, une idée de ce que l'on est capable de faire, avec quelles conditions, voir là où l'on arrive pas...

Les heures passent, les relais sont de plus en plus difficiles, selon sa préparation physique. Le monde sur la piste est impressionnant, beaucoup de niveaux disparates, un peu dangereux par moment. Certains relais sont très bien exécutés par les violettes, à la grande satisfaction des coachs. En fait, ce type de course permet vraiment de se jauger pour des épreuves plus grandes, comme celle qui nous attends dans un mois : le Bugatti du Mans.

Tous les patineurs sont venus pour s'amuser et s'entrainer. La bonne humeur était bien présente et cela compte plus que les résultats en eux mêmes. A noter tout de même la victoire des "bar à PUC" dans la catégorie Homme et leur seconde place au général. De belles médailles mais aussi de belles photos ; avec en prime la photo fun avec tous le groupe. Bravo à tous les patineurs du club avec une mention spéciale à notre duo, Heiner et Chrys qui mérite notre admiration.

A l'année prochaine !