Les dimanches de juin se suivent et ne se ressemblent pas. En ce 3ème week-end de juin, direction l’Alsace pour l’EO Race de Strasbourg, 4ème étape de la Coupe de France des Marathons. Profitant de sa proximité avec les frontières suisse et allemande, cette course encore récente (2ème édition en 2012) rassemble environ 200 patineurs sur le marathon. Le circuit de 3,3 km, situé dans la zone d’activités de Schiltigheim (à prononcer ‘Shilik’ selon le diminutif usité par les locaux ; ou ‘Chtichtigème’ selon Alexandre ;-) est très roulant et ludique, avec des virages dans les deux sens et de belles lignes droites.

L’objectif de cette journée : prendre la 3ème place du classement par équipe pour notre team vitesse, simplement se faire plaisir et signer une belle performance individuelle pour les autres. Nous comptons ainsi parmi les participants à la journée : Anne (sur le semi), Chrystelle, Marine, Alexandre, Antoine, Eric, Matthieu et Pierre.

 

Orage, ô désespoir : le ciel éclate pendant la nuit, il pleut toujours le dimanche matin. Nous rejoignons le circuit sous les gouttes, tandis que les Super Minis, hauts comme trois pommes et demi (leurs patins comptant pour une demie-pomme) sont en train de rouler, s’affrontant sur une distance de 500 mètres.

Pour affronter ce goudron détrempé, Anne chausse ses storms, même s’il a arrêté de pleuvoir. Le départ est donné, à deux minutes d’intervalles pour les hommes et les femmes, avec interdiction de rouler ensemble. Elle se place sur la ligne, prend immédiatement la roue de 4 patineuses de Bischheim. 2 d’entre elles décrochent rapidement, au tour d’Anne 2 km ensuite. Elle continue sa course seule, l’objectif étant de garder cette 3ème place de la course pendant… 19 km encore. Un tour plus tard, elle est rejointe par une Suisse. Bons relais sur l’ensemble de l’épreuve . A mi-course, la chaussée sèche. Sprint final, mal négocié par Anne : elle sort 1ère du rond point, lance l’accélération, mais sans pouvoir décrocher sa collègue de course ; ce sera donc une 4ème place seulement.

 

Il est l’heure de déjeuner ou de s’asseoir au soleil qui commence à chauffer. Les patineurs s’avancent sur la ligne de départ : le top 10 présent sur la course (et il y a du beau monde !) et les différentes équipes. Départ en coup de feu au son de ‘Highway to Hell’ : si le départ est fulgurant, espérons que cette course ne soit pas ‘infernale’ pour nos violettes. Les 32 femmes présentes partent 2 minutes plus tard, avec, une fois n’est pas coutume, Marine bien placée ;-)

 

3 minutes plus tard à peine, nous voyons revenir la tête de course. Le groupe de course est très étiré, sans qu’on ne puisse noter de groupes d’échappés ou de poursuivants. Matthieu a un peu de mal à accrocher, il est quelques mètres derrière après sa semaine de déplacement professionnel et de burgers intensifs. Dès le 2ème tour, la course s’est décantée : un premier peloton d’une dizaine de patineurs, dont la moitié de Suisses. Viennent ensuite un peloton composé en particulier d’Antoine et de patineurs de RPM et F2P, quelques patineurs ayant décroché, dont Eric puis Pierre, puis un abondant peloton d’une quarantaine de patineurs, parmi lesquels Alexandre et Matthieu. 3ème tour pour la tête de course, à plus de 40 km/h toujours. Antoine tient bon dans le groupe des poursuivants ; Eric, Alexandre et Pierre ont pu se rejoindre, Eric reste dans un entre-deux.

Au bout de 10 km de course, superbe échappée d’Achermann avec presque 40 secondes d’avance. Suit un peloton composé de quelques patineurs dont Guyader et Lépine d’EOSkate, Nolan Beddiaf, Elton de Souza et Joris Garderes de RPM Poli… et quatre Suisses, qui ont sans nul doute favorisé son échappée. Le fait qu’ils temporisent va permettre à Antoine de faire la jonction. 1 grosse minute après, Eric, Pierre & Alexandre semblent solides dans leur peloton. Ils sont suivis de près par le peloton suivant, qui comprend Matthieu et plusieurs patineurs du LOU. Les tours se succèdent, Achermann garde ses 33 secondes d’avance sur ses poursuivants, qui se regardent ; Antoine, trouvant probablement Yannou trop peu incisif part en chasse patates avec Benjamin Bourlier (LOU). Il semblerait à ce stade que quelques kilomètres à vive allure ont remis Matthieu de son jet lag ;-)

Nous avons passé la mi-course : 3 personnes en échappée derrière Achermann : Nicolas Iten, Brian Lepine et Nolan Beddiaf (qui le rattraperont au 10ème tour)... et Antoine 5ème ! De quoi enorgueillir toutes les violettes et s’égosiller les supporters sur le bord du circuit. Relais intelligents avec Benjamin Bourlier pour réaliser cette performance et garder leur avance sur les élites qui les suivent

11ème tour : aidé par son coéquipier, Nicolas Iten a créé l’écart, il a 20 secondes d’avance sur Nolan Beddiaf & Brian Lepine. Suivent Widmer, Guyader, Friedli (un junior helvète), repassés devant Antoine et Benjamin Bourlier.

Les arrivées se feront au compte-goutte jusqu’à la 15ème place :

  • Nicolas Iten en tête ; Nolan et Brian Lepine 2 et 3 grimpent sur le podium, laissant Ackermann derrière ; Yannick Friedli, Séverin Widmer s’impose devant Yann Guyader au sprint, puis Benjamin Bourlier (LOU) devant Antoine, Joris Garderes est 10ème devant Elton de Souza. Tout seul Vincent Esnault, 12ème et 1er vétéran…
  • Un peloton avec des patineurs du LOU et du F2P
  • 3ème peloton, gros sprint final, Rike s’impose, Alex une seconde derrière
  • 1 minute après, Matthieu en 4ème place sur une grosse trentaine de patineurs dans le peloton

. Voir tous les résultats ici

 

Du côté de ces dames, un premier peloton de 4 patineuses s’est détaché assez rapidement, suivent quelques patineuses isolées, puis un 2ème peloton comprenant Marine, Chrystelle étant dans le suivant. Nos patineuses, ne cherchant pas le podium, réussissent à rouler en bonne entente dans leur peloton à un rythme régulier.

La victoire se joue au sprint final : Justine Halbout s’impose devant Jessica Gaudesaboos (qui réussit là une très belle performance, le sprint n’étant pas son point fort), Laetitia Le Bihan, Livia Begg et Anne-Sophie Petitprez.

Marine, restée seule après que son peloton d’Allemandes se soit arrêté par erreur 1 tour avant la fin de la course termine sa course en 1h24, ce qui la classe 7ème senior femme, et Chrystelle en 1h34.