Autant le Comté du Jura est français, autant la Trans'roller semble être Suisse. Avec pas moins de 6 patineurs helvètes dans les 10 premiers et une deuxième victoire d'affilée la Swiss Skate Team a fait carton plein.

Chez nos violettes, une dizaine de participants : Anne, Brigitte, Marine, Ségolène, Alain, Alexandre, Antoine, Claude, Eric, Pierre et Vincent.

Infidélité faite à la maison familiale, nous sommes éparpillés entre l’hôtel Ibis, le Formule 1 et l’Auberge de Jeunesse. Le temps de poser les affaires et de se rafraîchir, nous nous retrouvons à la traditionnelle pizzeria Azzura. Nos plats doivent être préparés avec amour, car ils mettent plus d’une heure à arriver.

Un peu plus de 300 patineurs sur le départ. Chaque année, l’organisation déplore de moins en moins de participants, ce qui met à chaque fois en danger l’édition suivante. C’est malheureusement le cas encore pour cette année 2012.

Le soleil, timide au réveil se lève et commence à chauffer. Le circuit commence par un kilomètre neutralisé en ville, les patineurs étant tenus à 20 km/h par un quad hasardeux, qui se retrouve au milieu de la voie au moment du départ réel. Les Suisses attendent le passage à 3 voies pour attaquer. Antoine et Eric tiennent dans le peloton de tête, tandis que la pente s’accentue. La course s’annonce déjà plus mouvementée que l’année passée avec la présence du team EOSkate

Les femmes partent 3 longues minutes plus tard. Bon peloton de tête qui tient quelques kilomètres. Le long du lac de Saint Point, juste quand la déclivité augmente, Jessica attaque, le peloton féminin explose littéralement sous les yeux de Claude. A la différence des circuits en centre-ville du reste de la Coupe de France des marathons, il s’agit d’un ville à ville. Conséquence, une fois sorti d’un peloton, que ce soit par l’avant ou par l’arrière, il est difficile de connaître son avance ou son retard sur les autres si on ne les a pas dans le son champ de vision.

Qu’importe, pour tous les habitants sont sur le bord de la route avec les cloches à vache. A chaque changement de revêtement, cette interrogation : ont-ils refait la route ? Finalement, pas de différence sensible avec l’année passée. Même, la petite descente jusqu’à Malbuisson semble moins gratonneuse. A moins que ce ne soit notre mémoire échaudée en 2011 qui ait encore amplifié ce souvenir désagréable de vibration. Nous sommes alors à la mi-course : restent quelques kilomètres de répit de plat avant d’attaquer la côte de Brey, portion agréable sur le plateau puis arrivée à Mouthe. Attention, ne surtout pas oublier qu’il reste encore 2 km lorsque l’on voit le premier panneau. Traversée dans les champs, avant de rejoindre une belle départementale et la dernière ligne droite.

Douche chaude, repas chaud, et bus du retour. Pas de doute, la route descend dans ce sens… c’est donc bien qu’elle montait à l’aller ! Nous mettons donc 30 minutes pour faire le chemin que Nicolas Iten a mis 53’18 à parcourir à l’aller, suivi par Yann Guyader à 4 secondes, puis Séverin Widmer. Chez les dames, une belle victoire au sprint pour Jessica Gaudesaboos, qui remporte sa 1ère Trans’Roller.

Les résultats des violettes :

  • Marine en 1h16 (11e et 6e SF)
  • Ségo en 1h32
  • Anne en 1h35
  • Brigitrte en 1h47
  • Antoine en 0h57 (12e et 9e SH)
  • Eric en 1h01 (27e / 20e SH)
  • Alexandre en 1h04 (52e / 32e SH)
  • Pierre en 1h06 (63e / 37e SH)
  • Claude en 1h16
  • Vincent en 1h21
  • Alain en 1h52